Ligue 1: Zlatan Ibrahimovic a déjà conquis son monde

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IBRAHIMOVIC, ADMIRÉ ET CRAINT
IBRAHIMOVIC, ADMIRÉ ET CRAINT

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Avec sept buts inscrits depuis le début du championnat, ses gestes de classe et son caractère inimitable, Zlatan Ibrahimovic donne déjà des frissons à la Ligue 1 qui avoue le craindre et l'admirer, mais l'apprivoise un peu plus chaque week-end.

A la veille d'annoncer la signature de l'international suédois au PSG, son agent italien avait confié à quelques journalistes qu'il s'apprêtait à rapporter "La Joconde" à Paris.

Cette comparaison avait fait sourire Zlatan Ibrahimovic qui, depuis, n'a cessé de donner raison à son homme de confiance en éclaboussant la Ligue 1 de son talent.

La plupart de ceux qui l'ont croisé cette saison ont d'ailleurs été conquis.

"Il est monstrueux", résumait samedi dernier le milieu de terrain de Bastia Jérôme Rothen, dont l'équipe a été balayée 4-0 sur sa pelouse lors de la sixième journée.

"Ce soir, il a joué en marchant, marqué deux buts et donné une passe décisive. C'est un truc de fou", relevait l'ancien Parisien, visiblement heureux que son club de coeur ait pu attirer dans ses filets cette perle rare.

Un autre ancien joueur du PSG, Mickaël Landreau, a lui aussi souffert le martyre face au géant de Malmö (1,95m) qui, en à peine vingt minutes, lui a inscrit deux buts et a offert une première et précieuse victoire en Ligue 1, à Lille (2-1).

"J'ai eu le sentiment de tout optimiser lors des duels mais il a toujours trouvé la seule solution qui existait", disait le portier du Losc quelques jours après cette défaite, lors d'un rassemblement à Clairefontaine avec l'équipe de France.

"Il te ridiculise presque (...) Après, tu as la rage et tu te dis qu'il va falloir encore hausser ton niveau."

Preuve que Zlatan Ibrahimovic est un footballeur à part, il suscite une certaine forme d'admiration en Ligue 1, même chez des joueurs censés être ses plus farouches ennemis.

"IBRA" CHASSE DÉJÀ DES RECORDS

"Je ne vais pas vous le cacher, c'est mon idole", a reconnu le Marseillais Jordan Ayew, faisant fi de la rivalité traditionnelle entre l'OM et le PSG, qui interdit en général ce genre de compliments.

Les Français - responsables politiques en tête - ont d'abord été choqués par son salaire astronomique, estimé à 14 millions d'euros nets par an, surtout par temps de crise.

Mais ils ont appris à prononcer le patronyme du Suédois et se sont habitués à simplement appeler "Ibra" ou "Zlatan" celui qui a très vite eu sa marionnette aux Guignols de Canal+.

Son entraîneur Carlo Ancelotti est lui aussi dithyrambique car il sait avoir trouvé dans Zlatan Ibrahimovic son attaquant idéal un joueur qui sait se montrer décisif devant le but mais qui sait aussi faire briller ses partenaires.

"C'est un joueur exceptionnel. Il a un pourcentage de buts exceptionnel. Il peut avoir deux opportunités et mettre deux buts. Et il est aussi très important pour les autres", expliquait le week-end dernier à Bastia le technicien italien.

Malgré son allure parfois nonchalante, surtout lorsqu'il joue en marchant ou en trottinant, Zlatan Ibrahimovic est parti pour chasser quelques records dès cette saison.

En tout premier lieu celui du meilleur réalisateur de l'histoire du PSG, Carlos Bianchi, qui avait marqué 37 buts lors de la saison 1977-1978.

Si les blessures continuent à l'épargner, il restera celui de Josip Skoblar, qui avait inscrit 44 buts lors de la saison 1970-1971 avec l'OM, record absolu en championnat de France.

Pour le moment, le Suédois affiche une moyenne de 1,4 but par match, puisqu'il en a disputé cinq sur six.

Jean-Pierre Papin a prédit mardi dans Le Parisien qu'il dépasserait la barre des 30 buts. Plus personne ne l'a atteinte depuis l'ancien avant-centre de l'équipe de France, en 1989-90.

Edité par Grégory Blachier

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