Ligue 1: une part de responsabilité de la LFP dans les incidents

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LA LFP ASSUME UNE PART DE RESPONSABILITÉ DANS LES INCIDENTS PARISIENS
LA LFP ASSUME UNE PART DE RESPONSABILITÉ DANS LES INCIDENTS PARISIENS

PARIS (Reuters) - La Ligue de football professionnel (LFP) a reconnu mardi avoir sa part de responsabilité dans les incidents qui ont émaillé la manifestation organisée au Trocadéro pour fêter lundi le titre de champion de France de Ligue 1 du Paris Saint-Germain.

Une trentaine de personnes ont été blessées, une vingtaine arrêtées à l'occasion de violents échanges entre forces de l'ordre, "ultras" du PSG et casseurs qui se sont mêlés à l'événement, provoquant un tourbillon politique et médiatique.

Au cours d'une conférence de presse lundi soir, le préfet de police Bernard Boucault a répété que la manifestation avait été organisée par le PSG et la LFP.

"J'assume, bien évidemment, ma part de responsabilité dans ce fiasco, puisque j'avais donné mon accord pour que le trophée soit remis, non dans l'enceinte du Parc des Princes, mais en ville, afin d'en faire profiter tous les parisiens, qui attendaient un titre depuis 19 ans", écrit le président de la LFP, Frédéric Thiriez, dans un communiqué.

"La fête a été gâchée et aurait pu tourner au drame à cause d'une horde de casseurs venus d'ailleurs qui n'ont rien à voir avec le football mais en profitent pour se livrer à leurs activités délictueuses.

"Face à de telles violences, qui malheureusement dépassent de loin le football, la seule réponse est la répression policière et judiciaire."

Frédéric Thiriez a rendu hommage aux quelque 800 membres des forces de l'ordre présents dans le XVIe arrondissement lundi soir.

"Tout en saluant les forces de l'ordre pour avoir fait au mieux dans un contexte très difficile, je partage la déception du public, des Parisiens et des supporters du club pour cette célébration manquée et leur exprime mes regrets. Paris ne méritait pas ça", a-t-il poursuivi.

Les dirigeants de la LFP et du PSG devaient être reçu mardi à 17h00 par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

Julien Prétot, édité par Patrick Vignal

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