Ligue 1: un PSG-OM qui ne fait pas peur à Ancelotti

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PREMIER MATCH PSG-OM POUR ANCELOTTI
PREMIER MATCH PSG-OM POUR ANCELOTTI

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - La perspective de vivre dimanche son premier PSG-OM n'effraie pas le moins du monde Carlo Ancelotti, rompu à ce genre d'exercice, de par son passé d'ex-grand joueur et son statut d'ancien entraîneur du Milan AC et de Chelsea.

"Je n'ai pas peur. Je n'ai jamais peur. Je respecte l'adversaire, bien évidemment. Avoir la pression sur ce genre de match, c'est normal", a expliqué samedi le technicien italien à l'occasion d'une conférence de presse organisée à la veille du "match de l'année" au Parc des Princes.

Pour celui qui a connu la chaleur et les frissons des derby londoniens et italiens, ou encore le parfum d'une finale de Ligue des champions, cette rencontre entre le PSG et son ennemi juré est tout sauf "un premier test".

"Ce n'est pas le premier. Tous les matches sont des tests. Et le dernier, à Nancy, n'était pas bon", a-t-il souligné, précisant toutefois que cette rencontre était pour lui "un match très important, surtout pour le championnat".

Paradoxalement, Carlo Ancelotti s'apprête à vivre cette rencontre si particulière, souvent présentée comme le match à ne pas rater dans la saison, alors qu'il traverse sa période la plus délicate depuis son arrivée en janvier sur le banc du club de la capitale.

Car après deux mois et demi réussis, passés sur le toit de la Ligue 1, le PSG marque en effet le pas et doit impérativement briser sa série noire du moment de quatre matches sans victoire, s'il ne veut pas laisser s'envoler son rêve de remporter son premier titre de champion depuis 1994.

"Je pense que ce match-là est très important. Il peut valoir six points. Psychologiquement, il faut impérativement gagner pour repartir sur une série de victoires car cela fait un moment que l'on n'a pas gagné (...) Ce ne sera pas un tournant mais un succès nous permettrait d'avancer", a d'ailleurs estimé cette semaine l'attaquant parisien Guillaume Hoarau.

Marqué par la défaite concédée le week-end dernier à Nancy (2-1), un revers qu'il juge immérité, le défenseur Milan Bisevac considère de son côté qu'il est temps désormais de "tourner la page" et de lancer le sprint final avec Montpellier.

"CELA RESTE UNE AFFICHE"

"Il nous reste huit finales à disputer jusqu'à la fin de saison en championnat et on a tous le même objectif en tête: aller chercher ce titre de champion."

Si Carlo Ancelotti, avec son âme de compétiteur, a tendance à considérer que chaque match est important, certains de ses joueurs connaissent l'enjeu de ce genre de joutes contre l'ennemi marseillais, et ce même si l'OM est au plus mal en championnat, neuvième au classement.

"Cela reste une affiche. Par rapport à l'histoire du club, pour les supporters, ce match représente beaucoup. Pour nous aussi puisque nous avons appris à vivre avec. Certains 'clasicos' sont plus stressants que d'autres et celui-là en fait partie car il arrive tard dans la saison", a expliqué Guillaume Hoarau.

Au match aller, les Parisiens s'étaient "fait marcher dessus", selon les termes de l'ancien Havrais, qui avait vécu la défaite des siens au Vélodrome (3-0) depuis son canapé, en raison d'une épaule encore convalescente.

"Nous n'avions pas existé. Ils avaient la grinta et c'est ce qu'il nous manque de temps en temps. Certaines fois nous sommes entrés sur le terrain avec suffisance et à chaque fois nous avons été punis (...) Il faudra donc inverser la tendance du match et bien sûr qu'il y a un esprit de revanche. Prendre 3-0 c'est dur", a-t-il remarqué.

Sur le terrain, Carlo Ancelotti disposera de la quasi totalité de son groupe mis à part Clément Chantôme (hanche). De légers doutes subsistent toutefois concernant les participations de Thiago Motta, qui s'est entraîné à part vendredi, et de Jérémy Ménez, en délicatesse avec une cheville.

L'entraîneur italien a toutefois refusé de donner la composition de l'équipe qu'il alignera dimanche, une amabilité qu'il avait pourtant l'habitude de faire aux journalistes les veilles de match. Preuve, peut-être, que ce match est beaucoup plus important qu'il ne souhaite le dire.

Edité par Jean-Loup Fiévet

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