Ligue 1: trois candidats pour un titre honorifique

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LA LIGUE 1, CHAMPIONNANT LE PLUS SERRÉ D?EUROPE
LA LIGUE 1, CHAMPIONNANT LE PLUS SERRÉ D?EUROPE

par Simon Carraud

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain, l'Olympique lyonnais et l'Olympique de Marseille peuvent tous les trois prétendre en ce week-end de la 19e journée de Ligue 1, la dernière de l'année 2012, au titre symbolique de champion d'automne.

Certes, la plupart des entraîneurs, à commencer par les trois principaux intéressés, diront que cette distinction informelle attribuée à la meilleure équipe des matches aller n'a qu'une importance relative.

"Je ne suis pas intéressé par le titre de champion d'automne. J'espère être champion (en mai)", a encore répété jeudi Carlo Ancelotti, entraîneur du PSG, lors d'une conférence de presse.

Ce titre pour la gloire n'offre aucune garantie. Depuis que l'OL n'écrase plus le championnat de France, seul Lille a réussi à conserver, il y a deux saisons, sa première place jusqu'au printemps.

Antoine Kombouaré en a fait l'expérience à ses dépens il y a tout juste un an. L'ancien entraîneur du PSG était en tête de la Ligue 1 au même stade avant d'être limogé au profit de Carlo Ancelotti. Lequel a fini la saison à la deuxième place.

Mais c'est une question de bon sens: il vaut mieux arriver à mi-parcours avec un peu d'avance plutôt qu'un peu de retard. De quoi s'offrir des vacances sereines avant le retour aux affaires, le week-end du 12 janvier.

Et pour l'instant, les Parisiens partent avec une marge infime qui tient à leur meilleure différence de buts, les trois équipes de tête totalisant chacune 35 points.

Si le PSG devait s'imposer ce vendredi sur la pelouse du Stade de Brest, il serait assuré de boucler la première moitié de saison à la première place puisqu'il est difficile d'imaginer Lyon refaire ses neufs buts de retard face à Nice samedi.

Le club de la capitale cumule pour l'instant les statuts de meilleure attaque du championnat, avec 33 buts inscrits et de défense la plus étanche, avec 12 buts encaissés.

"POUR UNE CONFIRMATION"

Le ciel parisien n'est toutefois pas uniformément rose.

Entre autres contrariétés, le cas Nenê, déjà parti en vacances, officiellement pour soigner un mollet douloureux. Mais l'ancien Monégasque, qui ne fait pas figure de choix numéro un aux yeux de Carlo Ancelotti, ne fait plus mystère de ses envies d'exil dès cet hiver.

Sans lui, le PSG devra s'imposer en Bretagne pour asseoir un peu plus une première place qu'il a retrouvée il y a une semaine après un mois de novembre désastreux -trois défaites en cinq matches.

"Le moment est très important pour nous, pour une confirmation. Je suis sûr que demain, ce ne sera pas un match facile", a assuré jeudi Carlo Ancelotti.

Pour l'OL, la première place, ou à défaut la deuxième à égalité de points avec le PSG, serait la confirmation d'une belle première partie de saison, parfaitement négociée par la jeune garde lyonnaise.

Hormis l'enjeu comptable, la réception de Nice aura un goût particulier pour l'OL. Les Rhodaniens accueilleront Claude Puel pour la première fois depuis le divorce avec pertes et fracas entre le club et son ancien entraîneur.

"C'est un match qui affectivement n'est pas neutre: c'est le retour de Claude Puel à Lyon. Il est parti en mauvais termes, avec une appréciation qui à l'époque était extrêmement difficile de l'ensemble de la communauté du monde du football", a déclaré le président Jean-Michel Aulas.

"Claude Puel a été entraîneur de Lyon pendant trois ans et ça n'est pas obligatoirement une bonne période pour l'OL et pour les gens qui ont soutenu l'OL pendant cette période."

Et ce match n'aura rien d'une formalité pour les Lyonnais. D'une part, il faudra encore faire sans les milieux de terrain Clément Grenier et Yoann Gourcuff, tous deux blessés.

D'autre part, les Niçois n'ont plus perdu en Ligue 1 depuis le 27 octobre contre Montpellier et paraissent en mesure de mordre les chevilles des ténors, tout comme le FC Lorient. Niçois et Lorientais ont respectivement 29 et 30 points.

L'OM n'aura pas non plus la partie facile, dimanche, face à l'AS Saint-Etienne. Et ce, même si les Verts, deux fois battus et deux fois tenus en échec lors des quatre derniers matches, n'ont plus marqué depuis près de 500 minutes.

Avec André Assier à Lyon, édité par Grégory Blachier

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