Ligue 1: Toulouse dompte Lyon et confirme ses visées

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par Jean Décotte

TOULOUSE (Reuters) - Le Toulouse FC s'est montré à la hauteur de ses ambitions européennes mercredi en match décalé de la 32e journée de Ligue 1, surclassant 3-0 un Olympique lyonnais en plein doute et qui voit s'éloigner la perspective d'une qualification en Ligue des champions.

Ce net succès à domicile permet aux Toulousains de revenir à la hauteur de l'OL, toujours quatrième au classement à la différence de buts (+8 contre +7), et de viser un billet pour les joutes continentales la saison prochaine.

Les deux équipes restent cependant à six points de Lille, troisième.

Les Lyonnais, encore sonnés de leur non-match samedi contre Marseille en finale de la Coupe de la Ligue (1-0 a.p.), ont été cueillis à froid dès la 9e minute par Pantxi Sirieix, qui propulsait dans le but de Lloris un ballon renvoyé par la défense sur un centre d'Adrien Regattin (1-0, 9e).

Malgré une timide réaction des Gones, notamment sur coup-franc, les Toulousains, plus vifs et plus physiques, doublaient la mise d'une tête d'Emmanuel Rivière, trouvé dans la surface par le même Sirieix (2-0, 22e).

"On a vraiment facilité la tâche de Toulouse ce soir", soupirait l'entraîneur lyonnais Rémi Garde après la rencontre, estimant que ses joueurs avaient "beaucoup de choses à digérer" après leur finale perdue en prolongation il y a quatre jours.

"On n'avait pas la force (...) on a manqué de fraîcheur physique et de fraîcheur psychologique", a-t-il résumé.

De fait, en deuxième période, l'OL ne parvenait pas à remonter ces deux buts de retard, malgré l'entrée de Lisandro Lopez et Michel Bastos, puis de Yoann Gourcuff, qui signait à l'heure de jeu son retour de blessure - sans succès.

Incapables de bloquer les débordements de Moussa Sissoko ou d'Adrien Regattin, intenables sur leur pelouse, les Lyonnais s'en remettaient à des frappes lointaines de Briand (25e) et Lacazette (23e, 66e), ou des coups de pied arrêtés, mais Ali Ahamada imposait à chaque fois sa présence dans la cage toulousaine.

GARDE VEUT CROIRE À LA 3E PLACE

Le TFC, multipliant les contres et affichant un jeu plein d'enthousiasme, manquait de tripler la mise peu près l'heure de jeu: Moussa Sissoko, héritant d'un ballon dans la surface après un corner, ne cadrait pas sa frappe enroulée (62e).

Mais l'attaquant turc Umut Bulut, bien lancé dans l'espace, se chargeait d'y remédier en ajustant Lloris d'une frappe de près dans le temps additionnel (3-0).

En fin de match, les 21.352 spectateurs du Stadium se permettaient même de moquer les septuples champions de France en scandant une série de "Olé !", puis en chantant "Et un, et deux et trois zéro".

"Si mes joueurs sont là, c'est qu'ils le méritent", savourait de son côté Alain Casanova, entraîneur des Violets. "On pourra toujours dire que Lyon enchaîne les matches, que ci, que ça, mais il faut quand même mettre 3-0 à Lyon, et je pense qu'on aurait pu aggraver l'addition. Je tire mon chapeau (aux joueurs)."

L'OL, qui n'a plus marqué au Stadium depuis novembre 2005, restait muet jusqu'au coup de sifflet final, permettant aux Toulousains, pourtant privés d'Abdennour, Tabanou (suspendus) et Didot (entorse au genou), de rebondir après deux défaites consécutives en Ligue 1.

"On avait trois joueurs majeurs qui n'étaient pas là mais on a montré que notre collectif était costaud", s'est félicité Pantxi Sirieix, héros de la soirée côté toulousain. "Ça fait plaisir de gagner contre Lyon 3-0 à la maison."

Malgré cette défaite, Rémi Garde voulait croire que Lyon, relégué à 6 points de Lille à six journées du terme, pouvait encore rêver à la Ligue des champions l'an prochain.

"Tant que ce n'est mathématiquement pas arrêté, pourquoi arrêter d'y croire ? On peut me prendre pour un doux rêveur, mais j'ai envie d'être un compétiteur", a-t-il dit à la presse. "On a le devoir et l'ambition d'y croire jusqu'au bout."

édité par Pascal Liétout

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