Ligue 1: Sidney Govou fête sa 300e avec Evian à Rennes

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par André Assier

LYON (Reuters) - Sur la lancée de son redressement, le promu Evian, et Sidney Govou dont ce sera le 300e match en Ligue 1, se déplacent à Rennes samedi avec l'envie d'y faire un coup.

Evian va mieux après son trou d'air du début de l'automne.

Les Savoyards viennent de l'emporter deux fois de suite à domicile (Auxerre, 3-1, et Lorient, 2-1) et sont allés piéger (1-1) le champion de France lillois.

"Mais on ne va pas se gargariser de cela, coupe l'entraîneur Bernard Casoni. Il faut se souvenir où nous étions il y a un mois."

Aux portes de la relégation à la mi-octobre - seule une meilleure différence de buts les faisait rester à la 17e place - Evian respire un peu mieux, avec un 12e rang qui en fait le mieux placé des trois promus.

"Nous savons à quoi est due cette série, explique le gardien Bertrand Laquait. Nous savons aussi ce qu'on n'avait pas fait quand ça allait moins bien. Il y a toujours un risque dans le football qu'il y ait, à nouveau, de mauvais résultats. Mais en ce moment, il n'y a pas de raison pour que le vide revienne."

Ce match sera l'occasion du retour dans le groupe de Sidney Govou, la recrue "star" (avec l'ex-Rennais Jérôme Leroy) du jeune club de Haute-Savoie à l'intersaison.

L'ex-Lyonnais est remis d'une déchirure aux adducteurs qui l'a tenu éloigné des terrains près de deux mois.

LA FIERTÉ DE GOVOU

Près de douze ans après ses débuts en professionnels avec l'OL à Auxerre (le 15 janvier 2000, défaite 2-0), l'ex-international (49 sélections) et vainqueur de 14 titres avec Lyon, savoure.

"C'est une grosse fierté, avoue-t-il avant de franchir ce cap symbolique. Je ne le cacherai pas. Tout n'a pas été si facile que ça dans ma carrière de footballeur, notamment au départ."

"On m'avait prédit une fin de carrière assez rapide, que je n'allais pas passer, que je n'allais pas y arriver. Quand je regarde en arrière et que je vois que j'arrive à 300 matches, je suis très fier de ce que j'ai fait."

Malgré un retour en France mitigé après son passage d'un an à Athènes au Panathinaikos, Sidney Govou ne veut pas se laisser envahir par les rumeurs qui le disent finissant, à la lecture des maigres statistiques de cette première partie de saison - aucun but et aucune passe décisive en sept matches disputés.

"Tout ne me passe pas au-dessus, c'est vrai, mais je sais que j'ai les moyens de revenir. Je ne joue pas pour faire taire untel ou untel. Tout ce qui est en dehors du terrain m'intéresse très peu. Et pour cela, j'ai surtout confiance en moi."

édité par Pascal Liétout

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