Ligue 1: sept clubs luttent dans l'ombre pour sauver leur place

le
0
MISSION QUASI-IMPOSSIBLE POUR TROYES
MISSION QUASI-IMPOSSIBLE POUR TROYES

PARIS (Reuters) - Pendant que la lutte pour le titre ou, à défaut, l'Europe attire la lumière sur le Paris Saint-Germain, Marseille ou Lille, sept clubs, de Brest à Nancy en passant par Reims, ferraillent dans l'ombre pour sauver leur place en Ligue 1.

Avant le match de clôture de la 32e journée entre l'OM et le Losc, une demi-douzaine de clubs livreront ce week-end des matches sans prestige mais peut-être décisifs pour leur avenir.

A moins d'un hypothétique sursaut, les jeux sont quasiment faits pour Troyes, qui a six points de retard sur le premier non relégable, Evian, et reçoit samedi le Paris Saint-Germain, leader avec sept unités d'avance sur l'OM.

"C'est quasi-mission impossible", a lâché le week-end dernier l'entraîneur Jean-Marc Furlan après la 14e défaite de la saison.

Mais Brest, Nancy, Evian, Sochaux, Reims, Ajaccio et Valenciennes, qui se tiennent en sept points, continuent à vivre dans l'angoisse de la relégation, à sept matches du terme du championnat.

"Ça va être sept finales", prévient le milieu de terrain de Nancy Romain Grange avant le déplacement à Ajaccio, samedi.

Le simple fait que les Lorrains puissent encore croire au maintien tient du prodige au regard de leur première moitié de saison. Ils avaient 11 points à la trêve et le moral en berne.

Mais ils ont changé d'entraîneur et aligné quatre victoires lors des cinq derniers matches, soit plus que le PSG, Marseille ou Saint-Etienne sur la même période. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'à un point de la 17e place.

"Quand on voit la situation à Noël, on se disait que c'était fini", dit Romain Grange à Reuters. "On vient de faire du bon boulot, on revient de très, très loin. Si on se relâche maintenant, c'est qu'on n'a vraiment rien compris."

Jordan Lotiès apprécie ce parcours qui fait de Nancy la cinquième équipe de la phase retour : "On fait de gros matches en ce moment, on garde le ballon, on prive l'adversaire d'occasions. On ne prend plus de buts, on en marque. Ça change."

Nancy a en tout cas un calendrier adéquat pour se maintenir puisqu'il affrontera quatre rivaux directs d'ici la fin de saison, dont Brest, actuel 19e, pour la 38e et dernière journée.

"RÉVOLTE"

Les confrontations directes sont aussi au programme de Reims (15e), qui se déplace à Brest avant de recevoir Valenciennes et, début mai, Ajaccio. Les Champenois ont battu le PSG et Lyon à domicile récemment mais sont loin d'être sauvés avec 34 points.

"Personne n'a encore lâché et personne ne veut lâcher. Comme nous", prévient l'entraîneur Hubert Fournier.

"Brest est dans une dynamique inverse à nous", ajoute-t-il à propos de Bretons qui ont gagné un seul des 12 derniers matches.

"A nous d'éviter qu'ils retrouvent de la confiance. Il faudra être impliqué dès l'entame, imprimer le rythme tout de suite. C'est un adversaire blessé, poussé par le public. Il faudra être méfiant. Il faudra les jambes et la tête."

La tête, Valenciennes semble l'avoir perdue cette année. Jusqu'à la trêve, les Nordistes ont joué les trouble-fête et ont passé Noël à la sixième place de Ligue 1. En 2013, ils ont sombré et affiche le plus mauvais bilan depuis janvier.

"A un moment donné, il faut savoir se sublimer", dit sur le site du club l'entraîneur Daniel Sanchez avant la réception de Saint-Etienne, troisième, appelant à la "révolte".

Les Verts, eux, seront les premiers engagés du peloton de tête dont deux des membres, Lille et l'OM, s'affrontent dimanche dans le Nord.

Marseille, invaincu depuis cinq matches et qui a pris la deuxième place à Lyon, en déliquescence avant de recevoir Toulouse, n'aura pas la partie facile contre un Losc qui a fini par trouver la bonne alchimie.

Il aura suffi de quelques ajustements, comme le replacement de Salomon Kalou en pointe, pour que Lille revienne fort avec sept victoires en huit matches de championnat, dont une claque infligée à Lorient dimanche dernier.

"Ils ont gagné 5-0 contre Lorient. Depuis quelques semaines, ils pratiquent un beau football (...) Tout leur réussit, ce sera compliqué là-bas", reconnaît Jordan Ayew sur le site du club.

"On veut tous réussir quelque chose cette saison car en début de saison, on nous aurait dit que nous serions deuxièmes à sept journées de la fin, nous n'y aurions pas cru. Comme quoi dans le foot, il se passe des choses inattendues."

Dimitri Rahmelow et Simon Carraud, édité par Grégory Blachier

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant