Ligue 1: Rousselot ne veut pas d'un "club Med" à Nancy

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NANCY (Reuters) - Après son revers samedi à domicile face à Toulouse (3-0), l'AS Nancy-Lorraine pointe à la 16e place avec 23 points et voit la zone dangereuse se rapprocher, ce qui déplaît fortement à son président, Jacques Rousselot.

Dans un entretien accordé à Reuters, le dirigeant lorrain demande à ses joueurs de prendre conscience du risque de relégation:

Reuters: On a senti vos joueurs totalement dépassés dès l'entame de match. Y a-t-il eu une démobilisation ?

Jacques Rousselot: Il y a eu un grave manquement. Il va falloir que les joueurs prennent conscience qu'ils ne doivent pas rester les mains en haut du guidon mais qu'il va falloir s'atteler, même si c'est un bon groupe que je défends et qui travaille bien. Mais ce n'est pas suffisant. Être professionnel, c'est l'être au quotidien, jusqu'au bout des ongles et aller chercher la victoire le jour J et à l'heure H. Avec une grande concentration et une grande détermination.

Reuters: On vous sent particulièrement remonté, en colère.

Jacques Rousselot: Je suis en colère parce que c'est un match qui n'était pas un tournant. Pour autant, il fallait aller chercher les trois points, même si on est tombés sur un bonne et belle équipe de Toulouse. Ce groupe commence à progresser. Mais les joueurs pensent que, parce qu'on a un bon coach qui a beaucoup d'expérience, on va s'en sortir. Il faut qu'ils s'enlèvent ça de la tête. Ce n'est pas le coach qui est sur le terrain. Le coach à lui seul ne suffit pas.

Reuters: Avez-vous peur de la relégation ?

Jacques Rousselot: Bien sûr qu'on peut descendre. Et il faut que nos joueurs en prennent conscience. Ici, ce n'est pas le club Med, ce n'est pas un long fleuve tranquille. Je ne dis pas que j'ai vu des touristes, je dis simplement que ce n'est pas suffisant. Pas assez d'implication, pas assez d'engagement et aujourd'hui ce sont nos seules armes. Il faut aller chercher autre chose dans les têtes pour être motivé. Il faut dès samedi aller chercher la victoire à Evian.

Dimitri Rahmelow, édité par Simon Carraud

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