Ligue 1: Rousselot dit songer à la descente de Nancy

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par Dimitri Rahmelow

NANCY (Reuters) - L'AS Nancy-Lorraine, lanterne rouge de Ligue 1 avec cinq points après neuf journées, accuse trois longueurs de retard sur Évian-Thonon-Gaillard, 17e, avant d'accueillir samedi le Paris Saint-Germain, leader invaincu.

Avec une victoire pour six défaites et deux nuls, les Lorrains semblent désarmés d'autant qu'ils affichent, de loin, la plus mauvaise attaque de Ligue 1 - trois buts marqués.

Si le président Jacques Rousselot admet penser à la relégation, il estime dans un entretien à Reuters que la lutte sera féroce parmi une douzaine d'équipes au même potentiel.

Reuters : Vous ne vous êtes pas exprimé depuis quelques semaines. Comment vivez-vous ce début de saison très difficile ?

Jacques Rousselot : C'est inattendu, difficile à admettre. On a du mal à comprendre la situation dans laquelle nous sommes. Ce début de saison, on ne le voyait pas venir mais il y avait quelques joueurs peut-être un peu moins biens.

Les bonnes séances d'entraînement ne sont pas synonymes de bons résultats ou de bons matches. Rien ne nous réussit. Pour l'instant, l'ASNL est un laboratoire, un grand chantier.

Jean Fernandez essaie des changements par petites touches. Et ça ne fonctionne pas. Les joueurs doutent, donc il faut les rassurer mais aussi les remuer.

R : N'y a-t-il pas un souci dans la qualité et la quantité de l'effectif ?

J.R. : C'est l'équipe qui avait bien terminé la saison passée qui a débuté le championnat et qui, malheureusement, n'est pas au rendez-vous alors qu'on l'a enrichie de quelques joueurs intéressants, talentueux.

Le staff a des joueurs à disposition qu'il a choisis mais je ne rejette la responsabilité sur personne car ce sont des décisions collégiales. Jean Fernandez est en pleine réflexion et, compte tenu de sa longue carrière, il saura trouver la clé pour nous sortir de ce mauvais pas.

Cette équipe ne manque pas de niaque. Alors, est-ce qu'il faut leur rentrer dedans ou ne pas trop les secouer ? Ils ont presque tous entre 19 et 24 ans. Il faut trouver le bon discours. Il faut que les vertus du travail nous permettent d'avoir des joueurs meilleurs. Et il n'y aura pas de joker avant Noël.

R.: Pensez-vous parfois déjà à la descente ?

J.R.: Bien sûr qu'on y pense mais on ne peut pas l'anticiper. La descente est ma hantise avec l'aspect économique et financier. Ce serait une catastrophe industrielle pour l'AS Nancy-Lorraine et moi-même. L'avenir du club serait très compromis.

Ce qui est rassurant ? Il reste 29 matches et nous ne sommes pas décrochés. La saison prochaine, on corrigera certaines imperfections et on trouvera la bonne formule. Ce sera différent parce qu'il y a aura un acquis, un staff technique qui sera vraiment chez lui. L'ASNL est une institution et l'institution doit demeurer.

R.: Avez-vous établi un planning en termes de points ?

J.R.: Il reste dix matches avant la trêve. Il faut prendre une quinzaine de points. Ça reste possible, d'autant qu'on va aborder notre championnat contre des concurrents directs, une douzaine d'équipes qui sont équivalentes à l'ASNL.

Il va falloir bien négocier les virages contre Nice, Evian, Ajaccio, Bastia. Ce groupe-là, sans faire injure à d'autres équipes, vaut bien la composition des autres formations.

R.: Comment aborder le match face au PSG samedi à Marcel-Picot ?

J.R.: Face au PSG, nous sommes le Petit Poucet. Et c'est une équipe de stars qui arrive, avec un 'Ibra' (Zlatan Ibrahimovic-NDLR) qui est l'un des plus grands joueurs du monde. Il ne faudra pas être ridicule et avoir la concentration pour ne pas prendre une valise. Et si on fait un match nul, ce sera vraiment parfait à mes yeux.

Edité par Grégory Blachier

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