Ligue 1: Reims procure à Kopa "une joie immense"

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par Dimitri Rahmelow

REIMS, Marne (Reuters) - Trente-trois ans après sa dernière apparition au plus haut niveau, le Stade de Reims célébrera ses retrouvailles avec l'élite du football français la semaine prochaine lors d'un match aux contours historiques face à l'Olympique de Marseille.

Les anciennes gloires du sextuple champion de France et double finaliste de la Coupe d'Europe attendent ce retour avec gourmandise et un brin de nostalgie, comme le raconte Raymond Kopa, l'ancien milieu de terrain aujourd'hui retiré en Corse, dans un entretien accordée à l'agence Reuters.

Reuters: Comment avez-vous vécu ce retour du Stade de Reims en première division?

Raymond Kopa: C'est un super retour, tout en haut, qui nous a fait très plaisir à nous, les anciens, mais aussi à tout le peuple rémois. J'étais présent pour fêter la montée de cette équipe qui a été, toute la saison, la meilleure équipe de Ligue 2. Ça a été la seule équipe qui, toute l'année, a été en bonne position pour monter même si on a eu peur jusqu'à la fin (Reims a figuré sur le podium toute la saison, ndlr). Ça s'est joué à quelques matches sur la fin. Seul Bastia a fait mieux que nous.

Reuters: Est-ce que cette accession en Ligue 1 vous fait un peu disparaître de l'histoire du club?

R.K.: Pour moi, ça n'a aucune importance. Je suis président d'honneur du club. J'aurais pu vivre toute ma vie à Reims. Mais je suis très heureux qu'on reparle de ce grand club, du grand Reims. C'est une joie vraiment immense. La perte de notre notoriété? Franchement, je ne sais pas. Je n'ai qu'un principal souci: il faut que Reims reste en première division l'an prochain. Mais s'ils ont montré des qualités d'un bon niveau pour pouvoir remonter, il faut maintenant en trouver d'autres pour savoir y rester. Ça va être le plus dur. Il y aura en première division des équipes qui domineront le championnat. Mais il y en aura aussi beaucoup qui seront derrière. Et Reims en fera évidemment partie. L'objectif est clair et indiscutable: le maintien.

Reuters: Suivrez-vous, plus que d'habitude, les matches du Stade de Reims cette saison ?

R.K.: Et comment! J'ai toujours suivi tous les matches. Je ne peux pas me déplacer. Mais je suis en contact permanent avec cette ville et le club. J'ai un ami qui m'appelle à la mi-temps et à la fin de tous les matches. Il me fait une description, une analyse. Et il y a aussi la télévision. Donc, je me tiens parfaitement au courant de ce qui se passe. Ce club, avec le Real Madrid, recèle mes plus grands souvenirs de footballeur, notamment en Coupe d'Europe.

Reuters: Le premier match verra Reims affronter un autre grand club de l'histoire du football français, l'Olympique de Marseille. C'est une forme de symbole ?

R.K.: Voir Reims rencontrer l'Olympique de Marseille qui a aussi une histoire, en Ligue 1, c'est extraordinaire. C'est un gros morceau même si la saison dernière, pour eux, a été moyenne (l'OM a fini 10e, ndlr). C'est très bien de jouer Marseille très vite. Parce qu'après, ils seront prêts. Au premier match, on peut tout faire, tout tenter et, pourquoi pas, gagner. Reims a fait une bonne campagne de matches amicaux. Mais attention, ça ne veut rien dire. En tous cas, dès que je pourrai venir à Reims, je viendrai les voir jouer.

Reuters: Avez-vous un message particulier pour l'équipe ?

R.K.: Les gars, retroussez-vous les manches. Je compte sur vous!

Edité par Grégory Blachier

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