Ligue 1: Reims n'a plus peur

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REIMS N'A PLUS PEUR DE LA LIGUE 1
REIMS N'A PLUS PEUR DE LA LIGUE 1

par Dimitri Rahmelow

REIMS (Reuters) - Le Stade de Reims, auteur d'une belle prestation le week-end dernier à domicile contre Lille (2-1), se rend samedi à Lyon sans appréhension particulière et même avec le sentiment d'être mieux armé cette saison.

Si le jeu pratiqué par la troupe de Rémi Garde à Sochaux (3-1) les a impressionnés, les Champenois ne souffrent d'aucun complexe d'infériorité après s'être rassurés face aux Nordistes et sachant qu'ils peuvent encore beaucoup progresser en termes d'efficacité.

"On est serein et c'est très bon pour la suite", dit l'entraîneur rémois Hubert Fournier pour qui la défaite inaugurale à Rennes (2-1) est déjà gommée.

"On est en avance par rapport à l'an dernier à la même période. On a su garder l'ossature. Ça a permis de gagner du temps dans le rodage et la prise de points. La preuve contre Lille", poursuit le technicien qui vit sa quatrième saison sur le banc champenois.

Le Stade de Reims, de retour dans l'élite la saison dernière, trente-trois ans après l'avoir quittée, avait attendu la troisième journée de Ligue 1 pour engranger ses trois premiers points à domicile face à Sochaux (1-0).

Cet été, les dirigeants ont parié sur un recrutement international avec les arrivées du Congolais Prince Oniangué et du Danois Mads Albaek, milieux de terrain, ainsi que de l'attaquant israélien Eliran Atar. Gaëtan Charbonnier et Antoine Conte ont complété les rangs.

Si ces choix ont paru osés, ils sont déjà payants puisque le premier but face à Lille est arrivé d'un coup-franc d'Atar repris par Albaek, tous deux par ailleurs très en vue pendant la rencontre.

"L'histoire et belle: les deux sont impliqués sur le premier but. Ça va leur donner confiance. Même avec des problèmes de langues, on arrive à se comprendre. Ils ont encore une belle marge de progression", dit Hubert Fournier, pas peu fier de l'association de ses recrues.

Un autre facteur permet aux Champenois d'appréhender avec sérénité cette deuxième saison en Ligue 1, souvent considérée comme plus délicate: la connaissance des adversaires et des exigences du niveau.

"DRÔLE DE MATCH"

Le Stade de Reims, qui s'est maintenu en terminant à la 14e place l'an dernier, avait traversé un désert de 15 matches sans victoire en championnat qui lui avait fait craindre une relégation immédiate.

"Nous avons plus de certitudes car nous ne sommes plus dans la phase de découverte de la Ligue 1. La Ligue 1, on la connaît, même si certains nous promettent le pire. Nous savons quoi faire pour faire bonne figure", dit le président Jean-Pierre Caillot.

Un risque guette pourtant, celui de briller face aux grosses cylindrées et de peiner face aux adversaires directs, comme la saison dernière, quand les Rémois avaient battu notamment Nice, Paris et Lyon à domicile mais n'avaient su en faire autant face à Brest, Evian ou Troyes.

"On est peut-être reparti pour taper les gros à Delaune. Mais après... Et là, Lyon, c'est à l'extérieur, ils sont en pleine bourre", disait le président marnais, avant que Lyon, très séduisant en championnat, soit corrigé en Ligue des champions par la Real Sociedad.

"Le défi sera beau, mais il faudra savoir répondre. On reste sur deux bonnes factures. Il en faut une troisième."

L'effectif, qui ne devrait plus bouger d'ici la fin du mercato et paraît suffisant quantitativement, reste sage, quand bien même le fond et la forme ont été prometteurs contre une équipe lilloise comptant quelques beaux talents individuels.

"On est nombreux et, à l'entraînement, il y a de la concurrence. Donc on se donne à fond et ça se ressent sur le terrain. Et l'ambiance est bonne. On se connaît de l'an dernier aussi", souligne le défenseur Christopher Glombard, deuxième buteur contre le Losc.

Le vestiaire rémois n'a en outre pas oublié de jeter un coup d'oeil au calendrier de Lyon, riche de quatre matches en 12 jours, série qui a mal débuté mardi en Coupe d'Europe.

"Ça joue bien, ils ont une bonne équipe mais aussi un mois d'août très chargé, avec beaucoup de matches. Donc on espère faire la différence sur la fatigue. Pourquoi avoir peur?", demande encore l'ancien Bordelais, au club depuis 2010.

Edité par Gregory Blachier

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