Ligue 1: quatre pour deux places en Europe

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PARIS (Reuters) - La Ligue 1 a livré l'essentiel de son verdict mais la 38e journée, disputée dimanche soir, sera pimentée par la lutte entre Lyon, Saint-Etienne, Lille et Nice pour les deux places européennes encore à pourvoir.

Dans le bas du tableau, la bataille se réduit à deux clubs, Troyes et Sochaux, le premier ayant encore un mince espoir d'échanger leur place de premier relégable avec le second.

Si les Champenois auront les yeux rivés sur Valenciennes et une oreille à Bastia, où Sochaux tentera de prendre le point qu'il lui manque, le Nord accueille surtout un match lourd d'enjeux entre Lille et Saint-Etienne.

Les deux équipes peuvent encore espérer ravir à Lyon, qui reçoit Rennes, sa troisième place, qualificative pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des champions.

Fort de ses deux points d'avance sur les Verts et trois sur Lille, l'OL est en ballottage favorable même si un match nul ne lui garantit rien, car Saint-Etienne profitera de sa différence de buts en cas de succès.

Le pire des scénarios enverra tout de même les Lyonnais en Ligue Europa mais, contraint à une austérité qui a redessiné les contours de son effectif cette année, le club de Jean-Michel Aulas ne peut se passer de la lucrative Ligue des champions une deuxième saison d'affilée.

S'ils joueraient avec plaisir un mauvais tour à leur rival régional, les Stéphanois se contenteront, assure-t-il, de la quatrième place et donc de la "petite" coupe d'Europe.

PROGRÈS CONSTANTS

Les Verts, qui ont mis fin à trente-deux années de disette en remportant la Coupe de la Ligue le mois dernier, sont déjà qualifiés pour la Ligue Europa mais devront en passer par un tour préliminaire, toujours piégeux.

La quatrième place les y enverrait plus directement et, surtout, sanctionnerait de leur meilleur classement final depuis 1987 une saison très réussie.

"La saison est déjà très belle. Si nous avons le bonheur de gagner, dimanche, elle sera vraiment exceptionnelle", a jugé cette semaine le milieu de terrain Fabien Lemoine.

Saint-Etienne le doit en partie à son entraîneur Christophe Galtier, dont l'équipe est en progrès constant depuis qu'il en a pris les rênes il y a trois ans et demi : 17e en 2010, 10e il y a deux ans, septième l'an dernier, l'ASSE fera forcément mieux.

Sa réussite a été récompensée cette semaine par une prolongation de contrat qui, à l'entendre, a ravi Lemoine.

"C'est une très bonne chose pour le club. On sait où on va. Depuis qu'il a repris l'équipe en mains (...), Christophe Galtier a su créer une émulation collective et mettre en place un effectif de qualité", a souligné l'ancien milieu rennais.

"ON JOUE AVEC L'AVENIR DU CLUB"

La dynamique est un peu différente à Lille, champion de France en 2011, troisième l'année dernière.

Les Nordistes, qui ont dû revenir au galop pour compenser un début de saison médiocre, peuvent encore créer la surprise en s'immisçant sur le podium, mais aussi tout perdre, car Nice, sixième à égalité de points, est en embuscade.

"Pour nous, c'est un peu le match de la dernière chance, une rencontre lors de laquelle il ne faudra pas se rater (...) L'objectif sera simple : tout donner pour décrocher une place en Coupe d'Europe. Voilà la clé en cas de succès. Autant dire que l'enjeu est énorme", a résumé le capitaine Rio Mavuba sur le site internet du club (www.losc.fr).

Un autre résultat qu'une victoire exposerait les Dogues à une décevante sixième place si Nice s'impose à Ajaccio et couronne ainsi son parcours de trouble-fête.

Dans le bas du tableau, seuls Troyes et Sochaux peuvent encore rejoindre Brest et Nancy, déjà relégués, en Ligue 2.

Les Troyens, que tout le monde voyait descendre très vite, devront s'imposer à Valenciennes et espérer une défaite sochalienne à Bastia. Tout autre résultat les renverra à l'étage inférieur et permettra à Sochaux de disputer une 66e saison dans l'élite, un record.

"Je n'ai connu ce club qu'en Ligue 1", souligne le milieu Vincent Nogueira.

"On a beaucoup d'amour pour ce club, beaucoup de joueurs ont été formés ici. On joue avec l'avenir du club, on en est conscient. Je m'en ficherais de descendre en Ligue 2 si j'étais tout seul à descendre. Mais là, on emmène beaucoup de personnes.

"C'est tout un club, toute une région. Troyes fait une fin de championnat exceptionnel, Evian (16e, NDLR) aussi. On est dans le dur et il nous manque un point (...) On a vraiment la pression jusqu'au bout."

Gregory Blachier, avec André Assier à Saint-Etienne et Dimitri Rahmelow à Sochaux, édité par Gilles Trequesser

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