Ligue 1: quatre mois sans victoire pour le stade de Reims

le
0
NANCY-REIMS : LE 19E CONTRE LE 18E
NANCY-REIMS : LE 19E CONTRE LE 18E

par Dimitri Rahmelow

REIMS (Reuters) - Quatre mois après sa dernière victoire en Ligue 1, le Stade de Reims, 18e du championnat, se prépare à affronter Nancy la peur au ventre, samedi en Lorraine.

Les Champenois, plus mauvaise attaque du championnat avec 19 buts en 23 matches, n'ont plus gagné depuis le 6 octobre contre Nice (3-1), succès qui leur avait permis de prendre la cinquième place après huit journées.

Depuis, ils ont enregistré neuf défaites et six nuls, soit six points sur 45 possibles et sont relégables depuis trois journées, n'ayant plus que deux points d'avance sur Nancy.

"On nous considère comme l'équipe la mieux armée... pour descendre. Et c'est normal", constate l'entraîneur Hubert Fournier dont le limogeage fait l'objet de bruits de plus en plus insistants à Reims.

"Nancy, ce n'est pas encore un couperet parce qu'il restera 14 matches. Mais s'il n'y a pas de prise de conscience, ça va être compliqué. Il faut en gagner entre six et sept minimum. On est parti pour un exploit", s'essaie celui qui connaît sa première expérience en Ligue 1.

Tout semblait pourtant bien parti pour ce club historique du football français, qui retrouvait l'élite pour la première fois depuis trente-trois ans au terme d'une étincelante saison en Ligue 2 dans un stade Auguste-Delaune flambant neuf.

Si le très bon début de saison avait même autorisé Reims à revoir à la hausse son ambition première - le maintien-, le match perdu à Paris (1-0) malgré un bonne prestation et avec un pénalty raté à 0-0, a ouvert une période noire.

L'attaquant Nicolas Fauvergue, transféré du voisin sedanais, a été pris en grippe par une partie du public et jusque dans les rayons d'un supermarché. L'élimination en 32e de finale de la Coupe de France face aux amateurs de Plabennec a fini d'accabler les Marnais.

"Certains sont encore dans un monde virtuel, à croire qu'à un moment ça changera. Mais non, ça ne changera pas si on ne change pas d'attitude. Ce sont des jeunes garçons qui, pour la plupart, découvrent ce championnat, la dure réalité de la Ligue 1", dit Fournier.

"SUICIDE"

Son groupe se révèle dans l'incapacité totale de conserver un résultat et rester concentré au retour des vestiaires. A Montpellier, le week-end dernier, les Rémois avaient ouvert le score avant de concéder trois buts entre les 48e et 70e minutes.

"Prendre l'égalisation après trois minutes en deuxième période ? Un suicide ! Pourtant, on se motive, ce n'est pas faute de se parler, mais on est trop tendre. L'âme de guerriers dans le vestiaire ? Ce n'est pas constant", avoue le défenseur Mohamed Fofana.

Sur les 27 buts encaissés par le Stade de Reims depuis le début de saison, 20 l'ont été en seconde période. Une statistique que le staff technique ne veut même pas entendre.

"Si les matches duraient 45 minutes, nous serions sixièmes de Ligue 1 avec 32 points", a calculé un joueur, selon qui l'entente entre Hubert Fournier et son adjoint Olivier Guégan n'est "pas forcément au beau fixe".

Alors que le discours de l'entraîneur semble tout de même porter encore avec les joueurs, le club veut croire à une embellie comme en connaît le rival nancéien, bon dernier à Noël et revenu dans la lutte pour le maintien.

"Ça donne envie. Et des idées. Il y a trois semaines, cette équipe était morte. Il n'y avait qu'eux pour y croire. Après avoir perdu leurs joueurs cadres (Yohan Mollo, André Luiz et Massadio Haïdara, ndlr), ils ont retrouvé un autre état d'esprit", constate Fournier, sans relever que Nancy a changé d'entraîneur.

Depuis que Jean Fernandez est parti de Lorraine, Nancy a pris sept points en quatre matches. Plus que Reims en quatre mois.

Edité par Gregory Blachier

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant