Ligue 1: PSG-Monaco, une question de prestige

le
0
MONACO À PARIS POUR LE PREMIER GRAND RENDEZ-VOUS DE LA SAISON
MONACO À PARIS POUR LE PREMIER GRAND RENDEZ-VOUS DE LA SAISON

par Simon Carraud

PARIS (Reuters) - Le choc de la sixième journée de Ligue 1 entre le Paris Saint-Germain et Monaco n'a peut-être pas le prestige d'un Real Madrid-Barcelone, mais ces deux là ont les moyens d'offrir au football français un éclat auquel il n'est pas habitué.

Après des affiches comme Reims-Guingamp ou Nice-Valenciennes au cours du week-end, le premier rendez-vous de la saison entre les deux nouvelles superpuissances du championnat aura dimanche soir des airs de grande explication.

D'un côté le champion en titre, de l'autre un candidat à sa succession qui a recruté cet été à grands frais en prévision de ce genre de rencontres et, à moyen terme, de retrouvailles avec la Ligue des champions.

Il y aura donc une densité inhabituelle de grands noms sur la pelouse et le banc du Parc des Princes : les Parisiens Zlatan Ibrahimovic, Edinson Cavani ou Thiago Silva et les Monégasques Radamel Falcao ou Jérémy Toulalan, remis d'une blessure.

"C'est notre Real-Barça à nous", a estimé cette semaine le président de la Ligue de football professionnelle (LFP), Frédéric Thiriez, dans les colonnes de l'hebdomadaire France Football.

"Il n'y a pas l'aspect historique comme pour le Clasico espagnol, mais cela reste un match immense", a-t-il dit, ravi de voir le rayonnement de ces stars rejaillir sur la Ligue 1.

Car PSG et Monaco, adossés à la puissance financière du Qatar pour le club de la capitale et de l'homme d'affaires russe Dmitry Rybolovlev pour l'ASM, ont chacun fait leur révolution depuis leur dernier face à face, en mai 2011.

Sur les 36 joueurs inscrits ce soir-là sur la feuille de match, seul Christophe Jallet joue encore régulièrement dans l'un des deux clubs - le PSG. Et encore, l'arrière droit a récemment perdu sa place au profit de Gregory van der Wiel.

MONACO EN AVANCE ?

L'enjeu sera double pour les deux clubs, les seuls encore invaincus depuis la reprise : à la fois asseoir leur autorité sur le championnat et prendre la première place au classement.

S'ils venaient à s'imposer en terre parisienne, les Monégasques resteraient en tête, quel que soit le résultat de Saint-Etienne contre Toulouse 48 heures plus tôt, et frapperaient un très grand coup.

Mais les Parisiens, qui ont un point de moins que les Verts et deux de moins que l'ASM, peuvent tout aussi bien prendre les commandes du championnat en cas de résultat positif et de défaite ou de match nul de l'ASSE.

Paradoxalement, ils semblent avoir aujourd'hui une petite longueur de retard sur Monaco, qui a livré sous la direction de Claudio Ranieri une série de prestations convaincantes depuis sa remontée dans l'élite.

Le début de saison du PSG est plus hésitant même si les hommes de Laurent Blanc ont semble-t-il commencé à trouver des réponses, notamment dans l'organisation du milieu de terrain, lors de leur victoire contre Bordeaux (2-0), vendredi.

Et, contrairement aux joueurs de Monaco qui sont dispensés d'Europe cette année, les Parisiens doivent digérer au plus vite leur voyage en Grèce sur le terrain de l'Olympiakos le Pirée, conclu mardi soir par une victoire 4-1.

Face à des Grecs très incisifs en début de match, ils n'ont pas joué un grand match mais ont assuré l'essentiel sans donner l'impression de puiser dans leurs réserves.

A peine sorti des vestiaires du stade Karaïskakis, Edinson Cavani pensait déjà à Monaco : "Ça va forcément être un grand rendez-vous. Ce sera un match difficile face à un prétendant au titre", a-t-il dit devant les caméras de son club.

A Marseille, le réveil a été un peu plus douloureux qu'à Paris après une défaite européenne contre Arsenal (1-2) et le déplacement à Bastia, samedi, s'annonce délicat même s'il n'a pas le lustre de l'affiche de dimanche.

L'OM a beaucoup donné mercredi, s'est même épuisé au point de lâcher prise après l'heure de jeu, mais ne pourra s'autoriser à invoquer la fatigue à Furiani après avoir perdu contre Monaco et arraché un point à Toulouse.

Sans quoi les Marseillais laisseraient le vainqueur du choc PSG-Monaco, s'il y en a un, s'échapper. Et avec deux journées de championnat prévues la semaine prochaine, un duel pourrait vite s'esquisser qui, sans en avoir encore l'éclat, rappellerait un peu celui qui anime la Liga.

Edité par Grégory Blachier

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant