Ligue 1: PSG et OM n'ont pas le temps de souffler

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PARIS (Reuters) - La parenthèse européenne refermée, Paris et Marseille auraient pu espérer revenir à l'ordinaire de la Ligue 1, mais ils doivent déjà se remobiliser pour un match pas comme les autres, leur premier face-à-face de la saison, dimanche soir.

La Ligue des champions a placé ces deux rivaux sur des orbites différentes. L'OM doit se relever de sa défaite 3-0 contre le Borussia Dortmund tandis que le PSG a engrangé de la confiance face au Benfica Lisbonne (3-0).

Zlatan Ibrahimovic et ses coéquipiers partiront donc avec un avantage psychologique au coup d'envoi de ce match qui aura, en plus de son enjeu symbolique, une importance comptable.

Avec un point d'écart après huit journées, Parisiens et Marseillais se tiennent tous deux sur le podium qu'ils partagent avec les Monégasques, opposés à Saint-Etienne. Chacun peut donc viser la première place.

Le PSG semble d'autant mieux parti que Laurent Blanc a établi pour de bon les fondations de son équipe avec un milieu de terrain à trois composé de Blaise Matuidi, Marco Verratti et Thiago Motta -le grand perdant étant Javier Pastore.

Ces trois là ont donné ces dernières semaines un aperçu de leur complémentarité, entre un Matuidi inusable, un Verratti toujours très juste et un Motta serein. Et ils ont apporté mercredi soir une nouvelle preuve de leur entente.

Cette solide assise permet au trio d'attaquants, en général Ezequiel Lavezzi, Zlatan Ibrahimovic et Edinson Cavani, de se consacrer quasi exclusivement à leur tâche, même si "Ibra" prête de plus en plus souvent main forte au milieu de terrain.

"À 110%"

"Ça donne de la confiance mais (dimanche) ce sera autre chose, un autre match, une autre compétition. On veut essayer de garder notre philosophie de jeu", a prévenu Blaise Matuidi après la démonstration de force contre le Benfica.

Marseille, en revanche, donne encore l'impression d'être en chantier, en particulier dans le secteur offensif où aucun joueur, à l'exception de Mathieu Valbuena, n'a réussi à se rendre indispensable.

Les Parisiens ont toutefois intérêt à se méfier des joueurs d'Elie Baup d'autant qu'ils ont parfois eu du mal la saison dernière à se remotiver après des chocs éprouvants pour les nerfs.

Pas de quoi inquiéter le gardien Salvatore Sirigu: "C'est arrivé plusieurs fois l'an dernier mais on a plus d'expérience", a-t-il dit mercredi soir.

"Le clasico est toujours un match particulier mais dans les grands matches, Paris a répondu présent", a assuré Blaise Matuidi. "On sait que Marseille sera à 110%, à nous de l'être aussi."

Premier au classement devant le PSG grâce à sa meilleure différence de buts, Monaco pourrait profiter du tête-à-tête entre PSG et OM pour prendre le large.

Toujours aussi bien huilée, la formation de Claudio Ranieri affrontera samedi en fin d'après-midi une équipe de Saint-Etienne en panne depuis la mi-septembre, qui sort d'une série de deux défaites et un match nul.

"Saint-Etienne sera un concurrent direct pour les places qualificatives pour la Ligue des champions en fin de saison, ce qui est notre objectif", a estimé jeudi l'entraîneur italien en conférence de presse.

Quoi qu'il en dise, ses deux concurrents directs sont pour l'instant le PSG et l'OM. Et, s'il désigne un vainqueur, le clasico fera un premier tri.

Simon Carraud, avec Grégory Blachier à Paris et Etienne Ballérini à Monaco, édité par Gilles Trequesser

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