Ligue 1: plus mûr, Rennes veut franchir un palier

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RENNES VEUT FRANCHIR UN PALIER
RENNES VEUT FRANCHIR UN PALIER

par Pierre-Henri Allain

RENNES (Reuters) - Malgré de grandes déceptions la saison dernière en Ligue 1 comme dans les Coupes, le Stade Rennais aborde le nouvel exercice avec un effectif quasi identique que le club espère capable, avec un an de plus de vie commune, de concrétiser ses promesses.

Une incertitude pèse néanmoins lourdement sur l'avant-saison rennaise puisque l'avenir du milieu de terrain international Yann M'Vila n'est pas encore éclairci.

"Avec ou sans M'Vila, le style de jeu ne peut pas être tout à fait le même et donc beaucoup de choses dépendront de son départ ou non, et du profil de son éventuel remplaçant", confie un bon connaisseur du club.

Pour l'heure, aucune offre concrète n'est parvenue à Rennes, même si beaucoup de clubs européens ont manifesté un intérêt.

Ce dossier mis à part, Rennes ne devrait pas connaître de grands bouleversements.

Le club cherche à alléger son effectif, certains joueurs comme Yacine Brahimi, Victor Hugo Montano ou Razak Boukari ayant un bon de sortie.

Pour se renforcer, Rennes a misé sur deux jeunes milieux offensifs considérés comme de grands espoirs, le très technique Sadio Diallo, 21 ans, et l'ex-Clermontois Romain Alessandrini, 23 ans.

"La stabilité de notre effectif, du fond de jeu, avec un entraîneur (Frédéric Antonetti) qui reste le même, est un avantage", se félicite Pierre Dréossi, le directeur sportif.

DISCIPLINE

Si Rennes ne part pas dans l'inconnu, son train de vie a baissé - le budget est passé de 54 millions d'euros à 45 -, et la prudence est de mise après une saison 2011-12 émaillée de cruelles désillusions.

L'élimination en demi-finale de la Coupe de France par les amateurs de Quevilly a laissé des traces profondes et les supporters n'ont pas encore avalé la déception.

L'ambition de décrocher une qualification européenne n'a pu être davantage couronnée de succès, les Bretons échouant à un point de Bordeaux, à une décevante septième place.

La saison avait pourtant démarré de façon tonitruante avec beaucoup de buts et un jeu très séduisant. Mais cette équipe jeune a aussi manqué beaucoup d'occasions, notamment à domicile.

Cette année, Rennes veut donc rester joueur tout en réglant ce problème d'efficacité dans un secteur offensif toujours bien pourvu avec l'ex-Parisien Mevlut Erding, arrivé lors du mercato d'hiver et auteur d'une demi-saison moyenne, le virevoltant Jonathan Pitroipa et le puissant Jirès Kembo-Ekoko.

Les lignes arrière offrent aussi quelques garanties malgré le départ de Kader Mangane pour le club saoudien d'Al Hilal, un des deux départs importants pour l'instant, avec celui de Youssouf Hadji, qui a rejoint le Qatar.

Prometteur sur le terrain, le groupe rennais va devoir s'assagir car les dirigeants n'ont que peu goûté le comportement au quotidien de certains de leurs joueurs la saison dernière.

"Dans une vie de groupe, au cours d'une année, il y a toujours des écarts", relève Pierre Dréossi. "C'est pourquoi j'ai voulu intervenir au niveau de la discipline pour repartir sur des bases plus strictes, plus définies qu'à la fin de la saison dernière."

Dès son retour à la présidence, en remplacement de Patrick Le Lay, Frédéric de Saint-Sernin a insisté sur la nécessaire exemplarité des joueurs à la fois sur le pré et en dehors.

A cette volonté s'ajoute celle d'ancrer davantage le club dans son territoire, avec la délocalisation de certains entraînements. Car malgré un bel effectif, le Stade Rennais souffre d'un déficit d'image, faute de résultats vraiment concluants.

Edité par Grégory Blachier

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