Ligue 1: Paris, le boulevard des stars

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LE RECRUTEMENT DU PSG SANS COMMUNE MESURE AVEC CELUI DES AUTRES CLUBS DE LIGUE 1
LE RECRUTEMENT DU PSG SANS COMMUNE MESURE AVEC CELUI DES AUTRES CLUBS DE LIGUE 1

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Il y a eu Zlatan Ibrahimovic et Emanuel Herrera. Il y a eu Thiago Silva et François Clerc. Il y a eu Ezequiel Lavezzi et Florian Raspentino. Sur le marché des transferts, il y a le Paris Saint-Germain et les autres.

Depuis un an et l'arrivée de ses propriétaires qataris, le club parisien dispose de moyens sans équivalent en Ligue 1 et se voit même désormais en ogre européen sur le plan financier.

L'écart est d'autant plus grand cette année que la plupart des clubs doivent au mieux garder leur effectif, au pire vendre des joueurs pour rétablir des comptes en mauvais état.

Paris en avait déjà fait la démonstration l'été dernier en recrutant une pléiade de joueurs, dont l'Argentin Javier Pastore pour un montant record de 42 millions d'euros, puis cet hiver.

Le fossé s'est encore creusé. La puissance financière du PSG est aussi grande que le sont les difficultés des autres clubs, pour la plupart contraints de réduire leur effectif et leur masse salariale sous l'oeil vigilant de la Direction nationale du contrôle de gestion.

Seuls Lille, qui a profité du départ d'Eden Hazard à Chelsea pour 40 millions d'euros et Montpellier, qui a mené un recrutement en apparence astucieux en profitant de la manne que lui apportera la Ligue des champions, ont eux aussi animé l'été.

Sans toutefois soutenir la comparaison avec le PSG qui a misé 100 millions d'euros sur quatre hommes seulement.

Paris a privilégié la qualité, quitte à battre son propre record puisque le transfert de Thiago Silva, qui arrivera après les Jeux olympiques, avec la réputation de meilleur défenseur du monde, pourrait coûter jusqu'à 49 millions d'euros.

Le Brésilien n'a pas encore foulé le sol français au contraire de son coéquipier au Milan AC et désormais au PSG, Zlatan Ibrahimovic, la grande star mondiale après laquelle courait Paris depuis un an.

A ces deux arrivées de prestige s'ajoute celle d'Ezequiel Lavezzi (26 millions d'euros), un joueur moins connu mais dont le fort tempérament fera du bien au PSG, ainsi que celle de Marco Verratti, un espoir italien de 19 ans sur lequel ont été misés plus de dix millions d'euros.

NÉANT À LYON ET MARSEILLE

Avec cette somme, Montpellier a réalisé l'ensemble de ses acquisitions. Moins impressionnant, le recrutement estival du champion de France en titre n'en paraît pas moins intéressant.

S'il a perdu Olivier Giroud, meilleur buteur l'an dernier, il a fait deux paris pour le remplacer: l'Argentin Emanuel Herrera, dont la carrière décolle à peine mais qui a fait étalage de son adresse devant le but durant la préparation et Gaëtan Charbonnier, venu de Ligue 2 dans l'espoir de connaître la même ascension que le nouveau joueur d'Arsenal.

Montpellier s'est aussi attaché les services du milieu ou ailier Anthony Mounier, qui a le potentiel pour éclater au plus haut niveau, et de Daniel Congré, qui était, à Toulouse, aux commandes de l'autre meilleure défense de Ligue 1.

Lille a aussi été rapide et intelligent. Les arrivées du meneur de jeu Marvin Martin pour dix millions d'euros -le seul gros transfert de l'été avec ceux du PSG- et de Salomon Kalou, venu de Chelsea, sont des gages pour continuer à progresser.

Quelques autres ont été actifs, à l'image de Saint-Etienne, qui a accueilli Renaud Cohade, François Clerc et Romain Hamouma, de Brest et Sochaux, qui ont tâché d'ajouter un peu d'expérience à des groupes très tendres, ou des promus Bastia et Reims.

Pour le reste, c'est le néant ou presque et personne ne l'illustre mieux que Lyon et Marseille.

Habitués à dépenser sans compter, les deux clubs, privés de la lucrative Ligue des champions, se serrent la ceinture.

Lyon a déjà vendu Ederson et Kim Källström et pourrait voir d'autres éléments le quitter, afin de résorber un déficit qui se creuse de saison en saison.

Quant à Marseille, il n'a attiré que l'espoir Florian Raspentino et a pour principal objectif cette saison de revenir à l'équilibre, après avoir englouti des dizaines de millions dans des transferts peu concluants -André-Pierre Gignac, Alou Diarra ou Lucho Gonzalez- depuis trois ans.

L'actionnaire Margarita Louis-Dreyfus a fait le nécessaire pour résorber une dette de 30 millions d'euros, mais pas plus.

Il reste toutefois du temps. Le marché ferme le 4 septembre.

Edité par Jean-Paul Couret

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