Ligue 1: Paris échoue dans la reconquête de la 1re place

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PARIS (Reuters) - En perte de vitesse depuis la mi-mars, le Paris Saint-Germain a essuyé samedi à Nancy une défaite (2-1) qui plonge un peu plus le club dans le doute, à huit journées de la fin des hostilités en Ligue 1.

Ce premier revers en championnat sous l'ère Carlo Ancelotti laisse le PSG à la deuxième place à la différence de buts derrière Montpellier, avec 60 points au bilan des deux équipes.

Alors que le point du match nul suffisait aux Parisiens pour reprendre les commandes, Javier Pastore et ses partenaires ont encaissé un but de Yohan Mollo à une minute de la fin du temps réglementaire.

Dans l'enceinte de Marcel Picot, la soirée avait très mal débuté pour le PSG, qui a une nouvelle fois affiché ses failles au grand jour. En toute logique, Bakaye Traoré a ouvert le score à la 18e minute de jeu.

Deux minutes plus tard, la transversale a sauvé Salvatore Sirigu.

Echaudés par leurs trois matches d'affilée sans victoire toutes compétitions confondues, les joueurs de Carlo Ancelotti se sont rebellés après la pause et ont immédiatement été récompensés grâce à une tête de Mohamed Sissoko (50e).

Dans l'espoir de mettre fin à la mauvaise passe de ses joueurs, le technicien italien avait chamboulé son onze de départ, avec les titularisations à la charnière de Milan Bisevac et de Zoumana Camara en lieu et place d'Alex et Mamadou Sakho.

Ce pari du renouveau n'a pas payé. Le technicien doit donc encore peaufiner sa formule, à huit jours de la réception de l'Olympique de Marseille au Parc des Princes.

"Nous avons perdu un match que nous nous ne méritions pas de perdre, parce que je pense que nous avons joué un bon match avec un bon esprit et une bonne attitude", a déclaré Carlo Ancelotti après la défaite.

"Je suis content de la performance de l'équipe", a-t-il ajouté.

"UN GRAND BONHEUR"

Déjà vainqueurs au Parc des Princes en novembre (1-0), les Nancéiens peuvent se targuer d'avoir fait chuter à deux reprises le nouvel ogre du football français, adossé à la puissance financière de ses nouveaux propriétaires qataris.

"C'est un grand bonheur", s'est réjoui le président lorrain, Jacques Rousselot, hilare en conférence de presse.

"Il ne faut pas s'enflammer non plus, mais on savoure la victoire. Pour autant, il faut continuer à travailler, on n'est pas tout à fait sortis (d'affaires)", a-t-il ajouté.

Sans même jouer, Montpellier, dont le déplacement dans l'enceinte marseillaise du Vélodrome a été repoussé au 11 avril, conserve sa place.

A l'image de Nancy, les équipes du bas de tableau ont retrouvé des couleurs samedi.

Pour la première apparition du nouvel entraîneur Jean-Guy Walemme dans l'enceinte de l'Abbé-Deschamps, Auxerre a remporté face à Valenciennes (2-0) son premier match en championnat depuis la 17e journée, il y a plus de trois mois et demi.

Les Bourguignons doivent leur victoire à Kamel Chafni (24e) et Dennis Oliech (66e).

Le club reste peut-être englué à la dernière place avec 27 points, mais revient à seulement trois longueurs de Sochaux et Brest, le premier non relégable.

Les Francs-Comtois ont dominé Brest à domicile sur le score de 2-1.

Alors qu'ils semblaient condamnés à retrouver la place peu confortable de lanterne rouge, les Sochaliens ont tout à coup redressé la tête en fin de match grâce à Modibo Maïga (77e) et Sloan Privat (82e).

Dans la lutte pour le maintien dans l'élite, Nice a également réalisé une excellente opération en allant battre Saint-Etienne dans l'antre de Geoffroy-Guichard (3-2).

Eux aussi lancés dans la course à l'Europe, les Bordelais ont concédé le match nul 1-1 face à Dijon au stade Chaban-Delmas.

Stéphanois et Bordelais risquent de perdre du terrain sur Lille et Toulouse, qui s'affronteront dimanche (coup d'envoi à 17h00).

Evian à battu Lorient sur le score de 1-0.

Simon Carraud, avec Dimitri Rahmelow à Nancy édité par Tangi Salaün

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