Ligue 1: Pablo Correa et Evian attendent Nancy

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par André Assier

LYON (Reuters) - Nommé en début d'année à la tête d'Evian, Pablo Correa vit sereinement l'affrontement à venir face à Nancy, le club qui l'a révélé en tant que joueur puis comme entraîneur.

Arrivé de Montevideo en Lorraine en 1995, Pablo Correa vivra une grande partie de sa vie de footballeur à l'ASNL, avec près de 120 matches de 1995 à 2000, en Ligue 1 ou en Ligue 2.

Il passera ensuite dans le staff avant de prendre les rênes du club en Ligue 2 en novembre 2002 et de le faire monter dans l'élite en mai 2005. Un an plus tard, il gagne la Coupe de la Ligue.

Elu deux fois entraîneur de l'année (2006 et 2007), Pablo Correa annonce en mars 2011 sa décision d'arrêter d'entraîner "son" club à la fin de l'exercice.

Une demi-saison plus tard, il est appelé à prendre la direction d'Evian-Thonon-Gaillard, en mal d'entraîneur après le départ de Bernard Casoni, poussé vers la sortie par le club qui lui annonce entre Noël et le jour de l'An qu'il ne sera pas prolongé en juin 2012.

La perspective de retrouver Nancy ne fait pas forcément jouer la carte "sentimentale" à Pablo Correa.

"Jouer contre Nancy, c'est particulier, je ne vous le cache pas. Mais au final, c'est secondaire. La compétition fait que peu importe l'adversaire qui se présente face à nous, il ne faut pas avoir d'états d'âme", dit-il.

"Aujourd'hui, ce qui m'intéresse, c'est que notre équipe s'impose pour continuer d'avancer. Nancy marche mieux à l'extérieur qu'à domicile. Cela doit nous alerter. Je connais bien le club mais pas l'équipe car il y a très peu de rescapés de l'époque où j'étais l'entraîneur."

"ATTENTIFS"

La méfiance est donc de mise, d'autant qu'Evian avance doucement en ce début 2012: en quatre matches de championnat, il n'a pas gagné, a concédé deux nuls (Bordeaux et Caen) et deux défaites (à Paris et Dijon). Le classement s'en ressent.

De la 11e place occupée à la trêve après son dernier succès face à Montpellier, juste avant Noël (4-2), l'ETG a reculé à la 15e place, avec un match de retard à jouer contre l'OM, le 6 mars.

D'où l'importance d'abord comptable de cette partie.

"Nous allons, je pense, jouer contre une équipe assez regroupée. Il va nous falloir être bien attentifs et être bien mobiles pour déstabiliser le groupe", prévient Pablo Correa.

En huit semaines de présence au bord du Léman, il peut dresser un constat.

"J'ai rapidement vu que le groupe avait un super état d'esprit et qu'il vivait très bien. Il est très uni et très solidaire. Notre seul souci c'est que dans nos temps forts, nous ne marquons pas tout le temps alors que dans nos temps faibles, nous prenons pas mal de buts", dit-il.

"Le maintien se joue à domicile. Cela fait un moment que nous n'avons pas joué à la maison. Il faut arriver à nous imposer."

Le calendrier proposera ensuite un gros enchaînement avec un déplacement à Saint-Etienne puis la réception de Marseille avant de disputer des matches capitaux face à Sochaux et Auxerre.

"Nous attaquons notre 'mini-championnat'", constate Cédric Barbosa, l'une des figures de proue d'Evian. "Ce match n'est pas décisif mais plus nous prenons de points à la maison et face à des concurrents directs, plus nous nous assurons un petit bonus par rapport au maintien. Dans le cas contraire, il faudra cravacher jusqu'à la fin de la saison."

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Gilles Trequesser

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