Ligue 1: OM-PSG, parfum de 'clasico'

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PARIS ET L'OM VONT SE DISPUTER DIMANCHE LA TÊTE DE LA LIGUE 1
PARIS ET L'OM VONT SE DISPUTER DIMANCHE LA TÊTE DE LA LIGUE 1

PARIS (Reuters) - Le choc de la huitième journée de Ligue 1 dimanche entre l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain pourrait mériter, une fois n'est pas coutume, le surnom de "clasico" entre deux clubs en lutte pour la première place.

Le hasard du calendrier a voulu que la rencontre se tienne le même jour que les affiches FC Barcelone-Real Madrid et Milan AC-Inter Milan, deux classiques du football européen autrement plus attendus par les esthètes.

Mais exceptionnellement, OM-PSG pourra soutenir la comparaison, au moins par son enjeu. Le vainqueur finira, le cas échéant, le week-end en tête du classement quels que soient les autres résultats de la journée.

"C'est LE match de l'année", affirme le gardien marseillais Steve Mandanda sur le site de son club.

La marge de Marseille sur Paris a fondu à trois points, 18 contre 15, et les Parisiens arriveront au Vélodrome avec le bénéfice de leur différence de but plus avantageuse, notamment grâce à une victoire 4-0 contre Bastia.

Le sommet du championnat pourrait donc se trouver chamboulé.

C'est d'autant plus vrai que les quatre premiers se livreront à un grand règlement de comptes : outre le PSG et l'OM, Lyon et Lorient, qui pointent respectivement à la troisième et à la quatrième places, s'expliqueront en Bretagne.

A moins d'une série de matches nuls sur les pelouses de France, le classement subira un changement qui pourrait constituer un premier tournant dans la saison.

INVRAISEMBLABLE

Parisiens comme Marseillais doivent en effet gérer un moment critique, après une première défaite cette saison. Les Parisiens ont essuyé leur tout premier revers mercredi face au FC Porto en phase de groupes de la Ligue des champions (1-0).

Les joueurs de Carlo Ancelotti restaient sur cinq victoires consécutives, toutes compétitions confondues. Ils pouvaient donner l'impression que la belle horlogerie s'était enfin assemblée et que rien ne pourrait plus l'empêcher de tourner.

Mais il a suffi d'un but, signé James Rodriguez, pour rappeler qu'il reste encore au PSG sauce qatarie un sas à franchir avant de faire son entrée dans le très grand monde, celui que fréquentent le Real, le Barça ou Manchester United.

Zlatan Ibrahimovic a encore tenté un geste invraisemblable, un lob d'une aile de pigeon réalisée à l'aveuglette, mais il a montré que le PSG ne pouvait pas compter sur ses seules fulgurances pour gagner tous les matches.

Le géant suédois et ses sept buts inscrits depuis le début de la saison en Ligue 1 seront toutefois utiles à Marseille où les Parisiens n'ont gagné que cinq fois en championnat depuis leur premier rendez-vous il y a 41 ans.

L'OM en est au même point : une série foudroyante puis un coup d'arrêt. Les Marseillais ont enchaîné six victoires d'entrée, du jamais vu en France depuis plus de 50 ans, avant de trébucher à Valenciennes (4-1) le week-end dernier.

Le secteur défensif, cadenassé par Nicolas Nkoulou et le gardien Steve Mandanda, paraissait jusque-là à l'épreuve des balles. Mais il a montré dans le Nord quelques carences, dignes par moments des bêtisiers de football.

Steve Mandanda, notamment, a réalisé un geste un peu inhabituel : une passe décisive de la main à un attaquant adverse. Ce genre de faux pas pourrait coûter cher contre des joueurs du calibre de Zlatan Ibrahimovic ou Javier Pastore.

Lille et Montpellier auront des adversaires a priori moins redoutables, en l'occurrence Ajaccio et Evian samedi.

Les deux clubs ne jouent pas, pour l'heure, les premiers rôles en Ligue 1. Mais les deux rencontres ne seront pas dépourvues d'enjeu pour des clubs qui ont mal démarré la saison. Montpellier est 13e et Lille 15e.

Simon Carraud, édité par Gilles Trequesser

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