Ligue 1: Nice veut marquer son territoire face au PSG

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L'ATTAQUE NIÇOISE ESPÈRE FAIRE PLIER LE PSG
L'ATTAQUE NIÇOISE ESPÈRE FAIRE PLIER LE PSG

par Etienne Ballerini

NICE (Reuters) - Porté par une attaque qui fait mouche à chaque match depuis mi-août, Nice veut se croire capable de forcer le verrou parisien samedi à domicile, une condition essentielle pour confirmer sa remontée vers la première partie du classement.

Battus en quart de finale de la Coupe de la Ligue à Montpellier cette semaine (3-2), les Aiglons restent sur dix points pris en quatre matches en championnat où ils ont toujours marqué au moins un but depuis la troisième journée.

Cette série leur a permis de se porter à une dixième place plus conforme à la qualité de jeu démontrée depuis le début de saison et validée par cette constance devant le but, même si leur attaque n'est que la huitième du championnat.

Dans un stade du Ray qui sera plein à craquer - la venue du PSG a provoqué une ruée sur les places - l'attaque de Nice sera à l'épreuve de la défense la plus hermétique de Ligue 1 (dix buts encaissés). Le PSG testera son statut de seule équipe invaincue à l'extérieur.

La rencontre opposera un PSG annoncé comme un ogre mais qui a du mal à trouver une dynamique collective et dépend beaucoup de Zlatan Ibrahimovic (12 buts en 11 matches) et une équipe niçoise qui se construit vite et bien.

Sur le terrain, Eric Bautheac, Jérémy Pied ou autres Valentin Eysseric, tous arrivés en août, se sont vite trouvés.

"On a la même mentalité, on est simples, abordables... La complicité qui existe en dehors du terrain se traduit par la complémentarité sur celui-ci", explique le premier nommé, ancien Dijonnais déjà proche de l'ex-Lyonnais Jérémy Pied.

GRANDIR

Le travail de ces joueurs percutants et créatifs bénéficie à Dario Cvitanich, avant-centre argentin râblé, puissant et malin qui a déjà marqué six fois en 11 matches joués.

Ce joueur de surface, capable de se faire oublier pendant une heure pour mieux planter sa banderille, se révèle déjà être une des bonnes affaires du mercato estival, alors qu'il assure n'être pas encore à son "meilleur niveau physique".

"Il sait garder le ballon et jouer avec ses partenaires, il est bon finisseur, a une bonne agressivité et gestuelle. Il a encore une bonne marge de progression", apprécie son entraîneur, Claude Puel.

Pour l'Argentin de 28 ans comme pour ses jeunes coéquipiers, ce match sera une nouvelle mise à l'épreuve après les tests réussis face aux grosses écuries - nuls à Bordeaux, contre Saint-Etienne et à Marseille, ou victoire contre Lyon en Coupe de la Ligue.

"C'est au travers de ce type de rendez-vous et dans l'investissement qu'il nécessite que l'on progresse et l'on grandit en régularité", souligne Claude Puel.

"Beaucoup de nos joueurs nouveaux venus ne connaissent pas le niveau et la régularité que nécessité la L1."

Le niveau sera d'autant plus élevé samedi que Nice devra aussi bien défendre face à une équipe parisienne qui lui laissera sans doute volontiers le ballon pour mieux la piquer en contre dans le sillage d'Ibrahimovic.

"Je n'ai jamais eu à marquer quelqu'un d'aussi célèbre... Peut-être ne me connaît-il même pas", s'avance le sanguin défenseur central Renato Civelli, qui se mettra sur la route du Suédois.

"Il n'y a pas de recette. C'est un grand. Il ne faudra pas lui donner d'espaces et déjà si on arrive à annihiler les milieux qui le font jouer, ce sera du bon boulot !"

Edité par Gregory Blachier

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