Ligue 1: Nancy, une décisive passe de Troyes

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MATCH DÉCISIF POUR NANCY À TROYES
MATCH DÉCISIF POUR NANCY À TROYES

par Dimitri Rahmelow

NANCY (Reuters) - Nancy, lanterne rouge de Ligue 1, aborde samedi à Troyes, l'avant-dernier, une série de trois matches contre des mal classés qui pourraient se révéler décisifs.

Les Lorrains, qui comptent huit défaites pour deux nuls et une victoire cette saison, accueilleront ensuite l'AC Ajaccio, 12e avec 14 points, puis iront se frotter à Évian, 17e et premier non relégable avec 11 points.

"La série qui vient ? C'est la série qui tue", résume le défenseur Sébastien Puygrenier, l'un des "tauliers" du vestiaire, conscient de l'enjeu du déplacement au stade de l'Aube.

"Mais même si on gagne les trois, la saison ne sera pas finie. Ce sont des matches décisifs pour tout relancer et ne pas être décroché", dit-il.

Pourtant, la préparation de ce match de bas de classement a été plombée dans la tête de certains joueurs par l'irruption dans le vestiaire d'une cinquantaine de supporters particulièrement agités à l'issue du dernier match à Marcel-Picot perdu 3-1 vendredi dernier.

"On est passé à autre chose. Mais le staff doit faire, en ce moment, un gros travail de psy", avoue l'entraîneur, Jean Fernandez, qui devra compter sans l'arrière gauche Massadio Haïdara, blessé à l'entraînement en début de semaine.

"Car pour être bon avec les pieds, il faut être bien dans la tête. Mais je continue à arriver le matin avec beaucoup d'énergie et d'enthousiasme", poursuit celui qui avait déjà évité la relégation la saison dernière.

"JAMAIS VÉCU ÇA EN 25 ANS"

Le président du club, Jaques Rousselot, très affecté par la situation de l'équipe, passe depuis quelques semaines régulièrement en forêt de Haye, au centre d'entraînement, pour s'entretenir avec joueurs et membres du staff. Il établit un tableau de marche pour les trois semaines à venir.

"On va devoir prendre au moins six points pour recoller aux équipes qui nous précèdent. C'est un tournant pour nous. Face à Troyes, Ajaccio et Évian, on a va boxer dans notre catégorie", dit le patron de la formation au chardon.

Si la situation semble critique, l'encadrement de l'équipe ne sombre pas dans le pessimisme et veut croire jusqu'au bout dans cette équipe qui affiche la pire attaque du championnat avec cinq buts inscrits.

Elle est devancée, justement, par Troyes, déjà auteur de 11 réalisations.

"La situation est difficile mais la mission n'est pas impossible. Il faut gagner un match, ce sera le déclic. Je n'ai jamais vécu ça en 25 ans de carrière d'entraîneur. C'est le plus dur de ce que j'ai connu", avoue Jean Fernandez, qui avait déjà bataillé pour sauver Auxerre ou Metz.

S'il refuse de voir un tournant de la saison dans la série de trois matches à venir, le technicien lorrain avoue que le temps est devenu le pire ennemi de son équipe.

"On portera un premier bilan à la fin des matches aller. Si on est dans la même situation qu'aujourd'hui et si, en plus, on est encore un peu plus détaché, ce sera compliqué. Mais d'autres l'ont déjà fait", rappelle-t-il.

Edité par Julien Prétot et Gilles Trequesser

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