Ligue 1: Nancy au pied du mur

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LE CLASSEMENT DE LA LIGUE 1 AVANT LA 37E JOURNÉE
LE CLASSEMENT DE LA LIGUE 1 AVANT LA 37E JOURNÉE

par Dimitri Rahmelow

NANCY (Reuters) - L'AS Nancy-Lorraine, 18e de Ligue 1, joue sa survie parmi l'élite ce samedi au stade Marcel-Picot à l'occasion de la réception de Bastia pour le compte de l'avant-dernière journée de championnat.

Les Lorrains, qui avec 35 points comptent deux points de retard sur le premier non relégable Évian, pourraient être relégués dès ce week-end s'ils ne parvenaient pas à vaincre les Corses et si les joueurs de Pascal Dupraz l'emportaient à domicile contre Valenciennes.

"C'est une chance d'être à deux matches de la fin et de pouvoir encore jouer le maintien", relativise l'entraîneur nancéien, Patrick Gabriel, qui a organisé une exceptionnelle mise au vert cette semaine à Vittel (Vosges).

"On est programmé pour descendre en Ligue 2. Ce serait logique puisque les statistiques le disent. Il faut les faire mentir", poursuit le technicien, qui rappelle que jamais un club de l'élite n'est parvenu à se maintenir en ne comptant que 11 points à la trêve hivernale.

Ses troupes ne partagent pourtant pas cette opinion et estiment que la remontée aussi incroyable qu'improbable du club au chardon depuis la reprise de janvier et le départ de Jean Fernandez mériteraient un signe du destin.

"Ce ne serait pas logique de descendre car on a montré des valeurs en 2013 qui mériteraient qu'on reste en Ligue 1", estime Vincent Muratori, qui avoue "ne pas avoir peur, ne pas être stressé mais être simplement conscient de la situation".

DIFFÉRENCE DE BUTS

La formation lorraine, qui s'était extirpée de la zone de relégation il y a deux semaines, a rejoint le week-end dernier le trio de queue après deux défaites face à Lyon (3-0) et à Bordeaux (3-2).

"On n'a pas su grappiller à Bordeaux le point qui aurait fait du bien pour la tête. Bordeaux n'avait plus rien à jouer et a pourtant joué à fond", explique Vincent Muratori, arguant que Bastia, 13e et 43 points, fera de même.

Alors qu'ils étaient parvenus à revenir à 2-2 après avoir été mené 2-0, les coéquipiers du capitaine Sébastien Puygrenier n'ont pas su tenir le résultat en encaissant un but à quatre minutes du terme de la rencontre.

"J'espère que les adversaires de nos concurrents joueront autant le jeu que Bordeaux a joué contre nous. Parce que c'est important pour toutes les équipes de bien finir", veut croire de son côté le récupérateur Thomas Mangani.

"ILS NE VIENDRONT PAS EN TONGS"

Valenciennes et Bordeaux pourraient être les arbitres du bas de tableau puisque les hommes de Daniel Sanchez et de Francis Gillot affronteront Évian et Troyes. L'équation de l'ASNL est donc simple pour pouvoir encore croire au maintien le 26 mai.

"Il nous faut deux victoires pour se maintenir en espérant que les autres fassent des résultats qui nous conviennent. On ne peut plus rien calculer. La situation est très compliquée mais on fera tout pour gagner les deux derniers", souligne le latéral Vincent Muratori.

Un souci supplémentaire subsiste toutefois pour l'ASNL. Si le club ne compte que deux points de retard sur Évian, sa différence de buts est rédhibitoire à deux rencontres du terme (-20 contre -8, NDLR) et l'oblige à compter un "troisième point de retard" à rattraper dans l'optique du maintien.

Le club du président Jacques Rousselot reste traumatisé de sa descente à la différence de buts en 2000 alors qu'il comptait 42 points dans un championnat disputé à 18 formations. L'Olympique de Marseille avait sauvé sa tête parmi l'élite à l'ultime journée grâce à un meilleur goal-average de deux buts.

Si l'ASNL se déplacera à Brest lors de la dernière journée pour un match face à un adversaire déjà relégué, le club ne s'attend pas à une rencontre aisée samedi face à Bastia, quand bien même les Corses n'ont plus rien à jouer.

"Ils ne viendront pas en tongs. Ils ont beaucoup de qualités offensives, ils ont fait une belle saison. Ils ont trouvé une assise défensive avec l'arrivée de Landreau et ils marquent beaucoup de buts. Ce sera une équipe difficile à magner", prévient Gabriel.

Les équipes du milieu de tableau, qui n'ont plus rien à espérer de la fin de saison, pourraient être tentées de s'investir pleinement en espérant arracher le meilleur classement possible afin, dans un contexte économique morose, de toucher une prime de classement plus intéressante versée en fin de saison par de la LFP.

Edité par Olivier Guillemain

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