Ligue 1: Montpellier ou la dépression du champion

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MONTPELLIER NE DÉCOLLE PAS
MONTPELLIER NE DÉCOLLE PAS

PARIS (Reuters) - Les saisons se suivent mais ne se ressemblent par pour Montpellier qui a essuyé vendredi sur la pelouse de Reims une défaite difficile à digérer (3-1), symbole d'une entrée en matière calamiteuse pour le champion de France en titre.

Parmi les commentateurs les plus sévères, il s'en trouvait un qui connaît bien le sujet, l'entraîneur René Girard : "On peut avoir honte de nous."

Cette année, le rôle du sans-grade invité sur le podium revient pour le moment à Lorient qui s'est installé à la troisième place en battant Rennes dimanche (2-1) dans un derby breton légèrement houleux.

Lorient a fini à neuf, Rennes à dix.

Sur un nuage d'un bout à l'autre du match, le Lorientais Alain Traoré a inscrit deux buts stupéfiants, à la fois puissants et malicieux, à chaque fois depuis l'extérieur de la surface de réparation.

Les Marseillais pourraient eux aussi revendiquer cette étiquette. Peu les attendaient au sommet du classement après un marché des transferts chiche. Qui plus est avec un bilan de cinq victoires en cinq matches.

Dernière victime en date pour l'OM, Nancy n'a certes encaissé qu'un seul but, signé Jordan Ayew, mais ce faible écart traduit mal la domination marseillaise.

Elie Baup et ses joueurs comptent six longueurs d'avance sur la machinerie parisienne qui a fini par se mettre en branle après trois matches nuls inauguraux.

Deux semaines après une victoire pleine de promesses à Lille (2-1), les Parisiens ont battu Toulouse dans leur antre du Parce des Princes (2-0). Pour l'occasion, Zlatan Ibrahimovic a marqué son cinquième but de la saison sur les six de son équipe.

"DÉSOLANT"

"Ibra" a laissé Javier Pastore ouvrir le score sur une passe décisive de Marco Verratti. Arrivé cet été en toute discrétion en provenance de Pescara, qui évoluait la saison dernière dans l'anonymat de la deuxième division italienne, le petit milieu de terrain commence à se faire un nom.

Sa technique balle au pied et sa qualité de passe en font un aiguilleur qui pourrait être utile mardi pour le décollage du PSG en Ligue des champions face au Dynamo Kiev.

Contrairement aux joueurs de Carlo Ancelotti, ceux de René Girard ont toutes les raisons du monde de s'inquiéter avant de recevoir Arsenal à la Mosson, le même soir.

"Ce qui nous arrive en ce moment est assez désolant", a lâché le technicien montpelliérain après le match.

"Il va falloir vite qu'on remettre les choses à plat et qu'on revienne à des choses plus terre à terre et retrouver les fondamentaux du football, parce qu'on les a oubliés."

"Il faut vite qu'on se réveille parce que mardi on va tomber de très haut", a ajouté René Girard.

Il y a un an, son équipe était en tête de la Ligue 1 avec 12 points et se dirigeait vers le premier titre de champion de France de son histoire. Cette année, elle affiche un bilan famélique: quatre points.

Lille n'en compte que deux de plus, après un nouveau match nul, samedi à Troyes (1-1).

Les Nordistes ont longtemps mené avant d'être rejoints à deux minutes de la fin du temps réglementaire, faute d'avoir su se protéger contre un renversement de la situation.

L'entraîneur Rudi Garcia a cerné ce qui tire ses joueurs vers le bas du classement: "Le problème est qu'on fait une première période plutôt bonne et qu'en deuxième période on ne joue pas pour marquer un deuxième but, et on ne se met pas à l'abri", a-t-il dit en conférence de presse.

Lille accueille le BATE Borisov mercredi en Ligue des champions.

Simon Carraud, édité par Grégory Blachier

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