Ligue 1: Montpellier et le PSG suffoquent

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DEUXIÈME MATCH NUL EN DEUX JOURNÉES POUR LE PSG
DEUXIÈME MATCH NUL EN DEUX JOURNÉES POUR LE PSG

PARIS (Reuters) - Les joueurs de Montpellier et du Paris Saint-Germain, qui ont monopolisé les deux premières places du classement la saison dernière, ont encore suffoqué lors de la deuxième journée de Ligue 1, sous la chaleur caniculaire de la fin du mois d'août.

Pour la deuxième semaine consécutive, aucun des deux leaders du dernier exercice n'a réussi à gagner : Montpellier a perdu à Lorient samedi (2-1) et le Paris Saint-Germain a concédé dimanche son deuxième match nul d'affilée, à Ajaccio (0-0).

Au soir de la deuxième journée, les champions de France restent donc à bonne distance - cinq longueurs exactement - du sommet occupé par Lyon, qui bénéficie d'une différence de buts très favorable depuis sa victoire samedi après-midi face à Troyes.

Les Lyonnais ont pourtant connu quelques sueurs froides.

Première alerte, la blessure de Yoann Gourcuff, espoir déchu du football français qui suivait cet été une courbe ascendante au point de faire naître l'espoir de le voir retrouver son niveau perdu.

L'international français n'aura passé que onze minutes sur la pelouse de Gerland, après un choc avec Benjamin Nivet.

Deuxième alerte, l'ouverture du score troyenne signée Jean-Christophe Bahebeck, à laquelle ont répondu Bafétimbi Gomis - deux fois -, Lisandro Lopez et Michel Bastos par un spectaculaire retourné acrobatique.

Bastia, Bordeaux et Marseille ont également réalisé un sans faute en ce début de saison, qui peut paraître surprenant quand on connaît l'historique des Girondins et des Olympiens.

37 DEGRÉS L'APRÈS-MIDI

Bordeaux, qui a battu Rennes (1-0), avait attendu la cinquième journée pour compter autant de points la saison dernière et l'OM, vainqueur de Sochaux (2-0), la septième.

Cette bonne rentrée prouve que les vacances estivales sont bien finies pour ces deux clubs, en dépit de la chaleur qui a baigné les stades de Ligue 1 ce week-end.

Il faisait 30° au Moustoir de Lorient, 32° au stade François Coty d'Ajaccio, 33° à Gerland, et 37° au stade Chaban-Delmas de Bordeaux.

Seul faisait exception le stade Francis Le Blé de Brest où les Bretons ont profité de la fraîcheur ambiante - 21° - pour battre Evian sur le score de 1-0.

"Ce soir j'ai souffert avec la chaleur, ç'a été vraiment très dur", a reconnu le Bordelais Ludovic Obraniak, résumant ainsi le sentiment général des joueurs.

Mais certains ont plus tiré la langue que d'autres, notamment des Parisiens encore loin d'afficher le rendement de candidats au titre. Et encore moins celui de postulants aux premières places européennes.

Les joueurs de Carlo Ancelotti n'ont eu qu'une occasion vraiment nette, dilapidée par Jérémy Ménez. Le tir de l'ancien Romain, parfaitement servi par Nenê depuis la droite, a heurté la semelle de Guillermo Ochoa, le gardien ajaccien.

De dépit, le stratège italien s'est rendu coupable d'un jet de bouteille et a aussitôt été exclu.

Il y a une semaine, c'était Lorient qui contrariait les plans parisiens avec un match nul 2-2. Les Merlus se sont encore offert, avec Montpellier, une belle prise samedi.

Les Bretons, menés pendant près d'une heure de jeu, ont égalisé à la 90e minute, avant d'arracher une victoire inespérée grâce à Jérémie Aliadière annoncé il y a treize ans comme un futur crack avant de tomber dans un relatif anonymat.

Pour les Lillois, le nouveau "Grand Stade" qui peut accueillir près de 50.000 personnes, est encore anonyme. Ce qui n'a pas empêché Rudi Garcia et ses joueurs d'y jouer vendredi leur premier match, un nul face à Nancy (1-1).

Mais la température pourrait monter très vite dans cette enceinte ultra moderne si le club parvient à se qualifier pour la Ligue des champions au terme des barrages. Lille se déplace mardi à Copenhague où le mercure n'excède pas les 20° ces jours-ci.

Simon Carraud, édité par Hélène Duvigneau

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