Ligue 1: Montpellier continue à patiner

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MONTPELLIER CONTINUE À PATINER
MONTPELLIER CONTINUE À PATINER

PARIS (Reuters) - Montpellier a encore montré vendredi soir face à Saint-Etienne un double visage devant son public de la Mosson qui a dû une nouvelle fois se contenter d'une nouvelle contre-performance, un match nul 1-1, en ouverture de la sixième journée de Ligue 1.

Le résultat aurait pu être plus cruel si Souleymane Camara n'avait pas égalisé à la 70e minute, après l'ouverture du score stéphanoise signée Pierre-Emerick Aubameyang dans les ultimes secondes d'une première période apathique pour les Héraultais.

Les Montpelliérains ont en partie rejoué le scénario du match de Ligue des champions mardi contre Arsenal: jauger l'adversaire pendant les 45 premières minutes - sans marquer cette fois - avant de se réveiller après la pause.

Trop tardivement pour l'emporter.

Les champions de France en titre continuent donc à explorer les tréfonds du classement, au 14e rang avec cinq points. Et cette place dont ils n'ont pas de quoi s'enorgueillir est provisoire, avant les matches de samedi et de dimanche.

Autant dire qu'ils sont très loin des ténors actuels, à dix points exactement du leader, l'Olympique de Marseille, qui reçoit Evian dimanche, et à quatre longueurs du Paris Saint-Germain qui rend visite à Bastia samedi.

"C'est comme ça. On n'est pas en réussite. (...) Il y a un manque de sérénité, un peu de pression, de tension, on est arrivé à revenir, ce n'était pas gagné d'avance", a dit l'entraîneur René Girard en conférence de presse.

Devant ce constat statistique, Montpellier, qui n'a gagné qu'un match cette saison toutes compétitions confondues, avait pour obligation d'entamer sa remontée au classement. En s'inspirant, par exemple, de la seconde période face à Arsenal.

Trois jours plus tôt, le club, novice en Ligue des champions, avait réussi à bousculer un grand d'Europe, ce qui n'avait pas suffi (2-1) mais avait donné quelques raisons d'espérer aux joueurs de René Girard.

QUATRIÈME BUT D'AUBAMEYANG

Pourtant, le match contre Saint-Etienne est parti sur des bases bien différentes. Les deux équipes se sont longtemps regardées en chiens de faïence et, faute d'adresse technique, elles n'ont pas réussi à créer le danger dans le camp adverse.

Le Stéphanois Josuha Guilavogui a bien vu passer sous sa semelle une balle de but à la 15e minute, sur un corner tiré depuis la gauche, mais il n'a pas réussi à couper la trajectoire au second poteau.

Et a la 44e minute, Pierre-Emerick Aubameyang a trouvé le poteau, nouveau coup de semonce adressé aux Montpelliérains. Et il a donc fallu attendre le temps additionnel pour assister au premier tir cadré de la partie.

Max-Alain Gradel s'est engouffré dans la surface de réparation où il a attiré trois défenseurs à lui avant de servir en force Pierre-Emerick Aubameyang au deuxième poteau. Le buteur a coupé la trajectoire du ballon de volée.

Il s'agit du quatrième en Ligue 1 cette saison pour l'attaquant stéphanois habitué aux réalisations acrobatiques.

"On est revenu en seconde avec plus d'envie, on a bien réagi. C'est dommage, ça fait plusieurs fois que ca se répète. On va essayer de réagir parce qu'on n'a pas beaucoup de points", a commenté le gardien de Montpellier Geoffrey Jourdren sur beIN SPORT.

Dès le retour des vestiaires, Stéphanois et Montpelliérains ont fait preuve de nettement moins de mesure à l'image de Max-Alain Gradel qui a tiré à bout portant sur Geoffrey Jourdren à la 57e minute.

Dès lors, un deuxième but paraissait inéluctable. Il est venu de Souleymane Camara qui a profité d'un centre en retrait de Rémy Cabella, une nouvelle fois l'un des joueurs les plus actifs du côté de Montpellier.

Simon Carraud, avec Dimitri Moulins à Montpellier

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