Ligue 1: Monaco et Lyon ont quelque chose à prouver

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LA 11E JOURNÉE DE LIGUE 1
LA 11E JOURNÉE DE LIGUE 1

PARIS (Reuters) - Le match Monaco-Lyon dimanche après-midi au stade Louis II offrira de précieux indices sur la capacité des Monégasques à suivre ou non le train imposé par le Paris Saint-Germain en tête de la Ligue 1 et sur celle des Lyonnais à rebondir.

Partis très fort au mois d'août, les joueurs de Claudio Ranieri ont ralenti ces dernières semaines, au point de laisser -pour deux points- la première place au PSG qui se déplacera dimanche soir à Saint Etienne.

L'ASM, dont on se demande depuis son retour dans l'élite si elle a les reins assez solides pour faire concurrence dès cette année aux champions de France, alterne depuis un mois les victoires et les matches nuls.

Et le dernier nul en date, dimanche contre Sochaux (2-2), a donné une idée du chemin qui reste à parcourir pour le jeune effectif de Monaco, dont quasiment la moitié de l'équipe type a autour de 20 ans.

Sur le terrain de Sochaux, avant-dernier du championnat, les Monégasques menaient 2-0 au quart d'heure de jeu grâce à un doublé de l'ailier gauche Yannick Ferreira Carrasco. Puis ils se sont relâchés et ont plié par deux fois.

Cette saute de concentration a eu le mérite de montrer aux joueurs les réglages à faire, notamment sur les coups de pied arrêtés défensifs qui leur ont coûté les deux buts.

Plus inquiétant encore: Radamel Falcao, l'attaquant qui valait 60 millions d'euros, n'a plus trouvé le chemin des buts depuis un mois.

Les prochains matches diront si ce faux pas n'était qu'un accident sans gravité ou le révélateur de la fragilité du vestiaire de Monaco.

Dans ces conditions, le rendez-vous avec des Lyonnais qui ont beaucoup à se faire pardonner mais conservent un effectif très compétitif servira de sérieux test à Claudio Ranieri.

SE MÉFIER D'UN LYON QUI DORT

Sur les 12 derniers matches disputés toutes compétitions confondues, l'OL n'en a remporté qu'un et a essuyé début octobre un revers douloureux à Montpellier (5-1).

Mais l'équipe de Rémi Garde a de la ressource, comme elle l'a prouvé dimanche en arrachant le match nul 1-1 contre Bordeaux sur un but de Jimmy Briand dans le temps additionnel.

Ce soir-là, les Lyonnais ont insisté sur leurs qualités de coeur, donnant le sentiment qu'ils n'avaient pas renoncé à l'idée de remonter au classement. Ils sont actuellement onzièmes.

"Je pense que l'on a vu un autre état d'esprit aujourd'hui, différent de celui de Montpellier. Tout n'a pas été parfait, bien sûr, mais on a vu une belle équipe de Lyon", avait dit Bafétimbi Gomis.

L'histoire a montré qu'il faut toujours se méfier d'un Lyon qui dort. En 2010-2011, l'OL de Claude Puel comptait autant de points (12) qu'aujourd'hui après dix journées, ce qui ne l'avait pas empêché de finir la saison à la troisième place.

En un mot, si les Monégasques perdent, ils prendront le risque de voir s'échapper le PSG, impressionnant de maîtrise depuis quelques semaines. Les Parisiens viennent de marquer neuf buts en deux matches, contre Bastia puis Anderlecht.

Et si les Lyonnais perdent, ils pourraient entrer dans une crise durable, à deux semaines du premier choc de la saison contre Saint-Etienne.

Marseille paraît actuellement à peu près aussi mal en point que Lyon, avec quatre défaites de suite, en championnat comme sur le continent.

L'OM, qui a perdu mardi soir quasiment toute chance de jouer les huitièmes de finale de la Ligue des champions, peut désormais se concentrer sur la Ligue 1, notamment sur le match contre Reims samedi en fin d'après-midi.

Simon Carraud, avec André Assier à Lyon, édité par Gilles Trequesser

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