Ligue 1: Marseille ne craint personne

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MARSEILLE N'A PAS PEUR DU PSG
MARSEILLE N'A PAS PEUR DU PSG

par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE (Reuters) - Marseille s'apprête à recevoir dimanche son éternel rival, le Paris Saint-Germain, champion de France en titre, mais le président du club phocéen, Vincent Labrune, l'affirme, l'OM n'appréhende pas cette rencontre.

Avant la neuvième journée, Marseille est troisième de la Ligue 1 avec 17 points, un de moins que Monaco, leader à la différence de buts, et le PSG.

"L'OM n'a pas vocation à avoir peur. Que le PSG soit le favori, c'est une évidence. Il a 430 millions d'euros de budget contre 125 millions d'euros pour nous, le rapport de force sur le papier est largement en leur faveur comme les derniers matches sur le terrain", a souligné vendredi Vincent Labrune en conférence de presse.

Il a du même coup rappelé une cruelle statistique.

La saison dernière, les deux équipes se sont affrontées à quatre reprises. Marseille a obtenu le nul à domicile en championnat, mais a essuyé trois revers, au Parc des Princes, en Ligue 1 comme en Coupe de France et en Coupe de la Ligue.

"Pour nous, c'est le plus important match de l'année, on est très déterminé. Entre la théorie et la pratique, il y a parfois un gouffre. Comptablement, on a 17 points, soit deux de moins que l'an dernier où l'on a fait le meilleur départ de l'histoire du club", a ajouté Labrune.

Si les récents résultats contre le PSG ne plaident pas en faveur de l'OM, ceux obtenus en Ligue des champions donnent encore moins matière à se rassurer. Les joueurs d'Elie Baup ont été sèchement été battus mardi en phase de groupe de la Ligue des champions sur le terrain de Dortmund (3-0).

"En Ligue des champions, ce serait présomptueux d'espérer une qualification quand vous jouez trois des huit meilleures équipes d'Europe (Dortmund, Arsenal et Naples). L'idée est de se servir de ces matches pour progresser", a résumé Labrune.

L'entraîneur, Elie Baup est, lui, d'ores et déjà tourné vers l'objectif national et la réception du PSG, pour un match qu'il qualifie d'"énorme pour le club et ses supporters".

HISTOIRE DE COEUR

"Un 'clasico', ce n'est pas qu'une histoire de budget ou de qualité de joueurs sur le terrain. A mes yeux, c'est une histoire de coeur. Ce match ne se joue pas, il doit se gagner. Sur une saison, Paris est favori mais sur un match à domicile, tout est possible", prévient le coach qui enregistre les retours du défenseur Jérémy Morel et l'attaquant André-Pierre Gignac.

Cependant, selon Elie Baup, tous deux seront "trop courts" pour prétendre à une place de titulaire.

Cela n'entame cependant en rien la volonté de Mathieu Valbuena, pièce maîtresse du dispositif marseillais.

"C'est un match particulier qui se joue dans la tête et avec le coeur", dit-il en faisant écho à son entraîneur.

"J'espère que l'on se montrera à la hauteur de l'événement. Malgré la défaite de Dortmund, on fait un bon début de saison et l'on n'est qu'à un point de notre adversaire. Ce qui nous manque encore, c'est la régularité dans le contenu.

"Contre le PSG, il faut être dans le match de la première à la 95e minute. Sinon, ça se paie cash. Quand tu affrontes le Paris Saint-Germain, tu ne peux pas te permettre de faire une mi-temps sur deux."

Le milieu de terrain reconnaît volontiers que l'OM a cette saison la fâcheuse habitude de perdre les matches prestigieux face à des équipes "mieux armées" - comme celui perdu 2-1 face à Arsenal en Ligue des champions au Vélodrome - mais assure que l'OM peut "tenir tête au PSG".

"On est chez nous où l'on reste sur deux victoires en championnat, on veut poursuivre sur cette série même si aucune des deux équipes ne sera distancée au classement à l'issue de cette rencontre", dit-il.

"On sait que l'on se mesure à ce qui se fait de mieux, mais on a vraiment la rage de battre le PSG. C'est bien d'avoir le coeur, l'abnégation et la détermination mais ce sera le talent qui fera le reste. Si on a un vrai collectif, on peut les faire douter.

"Sur le papier, cela fait mal à la tête, on sait que c'est une équipe qui peut faire très mal mais qui a aussi éprouvé des difficultés. Si Paris est entré dans une autre dimension, ils ne sont pas encore à 100%. On peut s'appeler (Edinson) Cavani ou (Zlatan) Ibrahimovic, on peut avoir un match difficile."

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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