Ligue 1: Lyon va à Saint-Etienne pour reverdir

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LE DERBY SAINT-ÉTIENNE/LYON
LE DERBY SAINT-ÉTIENNE/LYON

PARIS (Reuters) - Le traditionnel rendez-vous de Ligue 1 entre l'AS Saint-Etienne et l'Olympique lyonnais, dimanche, aura cette fois un enjeu supplémentaire pour les joueurs de Rémi Garde qui tentent de remonter la pente après des débuts poussifs.

Les Lyonnais, qui étaient en tête du championnat au même stade la saison l'année dernière, occupent la douzième place, avec 13 points de retard sur le leader, le Paris Saint-Germain.

S'ils ne sortent pas très vite de leur léthargie, l'écart pourrait encore se creuser avec les premières places, tant le trio de tête Paris-Lille-Monaco semble lancé dans un sprint.

Monaco accueillera Evian vendredi, Le Paris Saint-Germain recevra Nice le lendemain et Lille, surprenant deuxième, se déplacera sur la pelouse de Guingamp.

Et Lyon ira à Geoffroy-Guichard en épilogue de cette 13e journée qui dira si, oui ou non, les Lyonnais sont sortis de leur passage à vide de deux mois, de fin août à fin octobre.

Durant cette période, ils ont disputé douze matches toutes compétitions confondues, en ont perdu six, ont concédé cinq matches nuls et signé une seule victoire.

Depuis quelques semaines, ils ont retrouvé la plupart des blessés et des résultats plus conformes au standing du club. Ils ont battu les Croates de Rijeka en Ligue Europa (1-0), cédé de justesse à Monaco (2-1) et dominé Guingamp 2-0.

L'appétit venant en mangeant, le club septuple champion de France a retrouvé de l'ambition et espère bien finir la saison dans les quatre premières places.

"À LYON, C'EST RARE"

"Nous sommes beaucoup plus présents dans les duels et c'est la base pour réussir un résultat. Il faut retenir le retour de notre cohérence, notre solidarité revenue", a dit cette semaine le milieu de terrain Steed Malbranque.

"Nous allons remonter la pente ainsi, pas en jouant chacun pour soi. Pas mal de joueurs ont compris cela. Ainsi, nous allons avancer. Cette mauvaise période était dure à vivre. Ce genre de situation à Lyon, c'est rare", a-t-il ajouté.

Les ennuis, toutefois, ne sont pas complètement finis pour Lyon, qui a perdu la semaine dernière son gardien n°2, Anthony Lopes, lors du match contre Guingamp. Diagnostic : double fracture des vertèbres et deux à trois mois d'arrêt.

Mais le club pourrait connaître des lendemains qui chantent puisqu'il passera au classement devant son vieux rival s'il devait s'imposer sur le terrain des Verts.

Pour Monaco, la problématique est un peu comparable même si les hommes de Claudio Ranieri ont traversé un trou d'air beaucoup plus bref, avec deux défaites lors des deux derniers matches, en comptant la Coupe de la Ligue.

"Je comprends que, sur les derniers matches, il y ait eu des critiques sur notre jeu et je crois que c'est juste et normal. Même si une équipe ne peut pas jouer sur le même rythme toute la saison", a estimé mercredi le stratège italien.

Les Monégasques souffrent en particulier dans les duels aériens, un mal chronique qui leur coûte de nombreux buts.

"Nos adversaires ont été plus agressifs que nous", dit Claudio Ranieri. "Il faudra l'être aussi, dans le bon sens du terme bien sûr (...). Par exemple, (Joao) Moutinho, face à un adversaire agressif, il souffre un peu. Il lui faut s'adapter et comprendre comment on joue en France."

Simon Carraud, avec André Assier à Lyon et Etienne Ballérini à Monaco, édité par Gilles Trequesser

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