Ligue 1: Lyon en état d'urgence

le
0

PARIS (Reuters) - Les options qui se présentent ce week-end à l'Olympique lyonnais peuvent se résumer à cette alternative: battre Reims dimanche après-midi, ce qui aurait plus ou moins relevé de la formalité en début de saison, ou s'enliser un peu plus.

Car les mauvaises nouvelles n'ont cessé de s'accumuler sur le bureau de l'entraîneur Rémi Garde tout au long d'un piètre mois de mars, qui s'est soldé par une série de deux matches nuls et deux défaites. Pour zéro victoire.

Seul Brest, qui vient de limoger son entraîneur Landry Chauvin, et Rennes ont fait pire sur la même période, avec chacun trois défaites et un match nul.

En avançant ainsi au petit trot, les Lyonnais ont laissé filer le Paris Saint-Germain et cédé le week-end dernier la deuxième place à l'Olympique de Marseille, à un point près, après un ultime revers à domicile contre Sochaux (2-1).

Les huit dernières journées permettront donc de dire si la saison lyonnaise a été une réussite. Ou un ratage spectaculaire.

Conscient de l'urgence de la situation, le président du club, Jean-Michel Aulas, a assigné à ses troupes le défi pour le moins ambitieux de gagner tous les matches jusqu'à la fin mai.

"Ça fait 24 points, c'est énorme. Et même s'il n'y en a pas huit, ce sera l'état d'esprit de la victoire qui comptera", a-t-il dit au quotidien régional Le Progrès. "Nous n'avons perdu qu'une bataille, mais tout reste possible."

Son objectif ? Eviter de perdre au dernier moment tout le bénéfice d'un début de saison très prometteur et accrocher au minimum une place en Ligue des champions, privilège réservé aux trois premiers.

Et, pourquoi pas, aller chatouiller le leader parisien, qui compte sept longueurs d'avance sur Marseille et huit sur Lyon ?

"Il faut être réaliste", a tranché le week-end dernier l'entraîneur Rémi Garde en conférence de presse pour évacuer la question.

LILLE SUR UN RYTHME D'EUROPÉEN

"On va s'attacher à penser à nous. Paris pour le moment est devant. On va s'occuper de nous, de poursuivre le rebond que j'ai vu ce soir au niveau du jeu."

Comme si les motifs d'inquiétude ne suffisaient pas pour les Lyonnais, le PSG et l'OM n'ont visiblement pas l'intention de lever le pied, même si le PSG a de bonnes raisons de se préoccuper davantage de la Ligue des champions.

Entre deux rendez-vous avec le FC Barcelone, en quart de finale, les Parisiens feront samedi après-midi un crochet par Rennes avec quelques-uns des joueurs qui ont tenu tête à Lionel Messi et consorts mardi dernier (2-2).

Les Marseillais recevront quant à eux les Girondins de Bordeaux, qui affichent la deuxième défense ex aequo du championnat. Mais ils ont suffisamment prouvé cette saison qu'ils étaient capables de déjouer presque tous les pièges.

Plus inquiétant encore pour les Lyonnais, Saint-Etienne et surtout Lille tiennent une forme de candidats à une place en Ligue des champions.

Les Verts, quatrièmes à trois points, n'ont toujours pas perdu de match depuis le 1er janvier - aucune autre équipe de Ligue 1 ne peut en dire autant - avant de recevoir Evian-Thonon-Gaillard dimanche en milieu d'après-midi.

Et les Lillois accueilleront Lorient en clôture du week-end avec l'espoir de poursuivre leur série de six victoires en sept matches.

En l'espace d'un mois et demi, ils ont fait un bond de la dixième à la cinquième place. De quoi postuler à une place sur le podium.

Très en forme également depuis plusieurs semaines, le 19e Nancy disputera samedi soir un match capital dans sa lutte improbable pour le maintien en recevant Troyes, à qui les Lorrains ont abandonné la place de lanterne rouge le week-end dernier.

Simon Carraud, édité par Olivier Guillemain

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant