Ligue 1: Lyon dans le doute avant sa "finale" européenne

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par André Assier

LYON (Reuters) - Battu pour la première fois depuis plus d'un an sur sa pelouse vendredi par Rennes (1-2), Lyon aborde dans le doute son match de Ligue des champions de mardi contre l'Ajax d'Amsterdam, décisif quant à son avenir dans la compétition européenne.

Tout autre résultat qu'une victoire à domicile contre les Néerlandais anéantirait les chances lyonnaises d'accéder pour la 9e fois consécutive en huitièmes de finale.

Mais Rémi Garde reconnait que cette confrontation cruciale ne se présente pas sous les meilleurs auspices après la contre-performance contre Rennes.

"Quand on fait des matches comme celui-ci, il faut plus se poser des questions sur le jeu que sur nos ambitions" tranche l'entraîneur lyonnais.

Le technicien lyonnais avait "le masque" en conférence de presse sitôt le match terminé. "Ce qui me gêne, ce sont les performances individuelles, très en-deçà du niveau de mes joueurs, et aussi le déchet technique que nous avons eu par moments. Les deux sont liés. Les joueurs doivent chacun faire beaucoup mieux pour que le collectif soit plus fort", juge-t-il.

Quel est le véritable niveau du septuple champion de France, naguère leader après six journées avec 14 points sur 18 possibles, mais désormais hors des places européennes?

Sur les huit matches disputés depuis le 21 septembre, Lyon en a perdu cinq pour trois succès. Aujourd'hui, à sa fragilité à l'extérieur (quatre défaites de rang, son plus mauvais cumul en la matière depuis l'hiver 2000) s'ajoute la perte de l'invincibilité à la maison.

"BILAN NÉGATIF", DIT GARDE

Ainsi, avec cette défaite, la première en Ligue 1 à Gerland depuis 21 matches (le 25 septembre 2010 face à St Etienne, 0-1), Lyon ne fait plus peur.

Lyon a subi la loi de tous ses challengers pour une place sur le podium (PSG, 2-0, Lille, 3-1, Rennes, 1-2) et ne doit son succès de fin août face à Montpellier (2-1) qu'à un Hugo Lloris des grands soirs.

Il faut remonter à la saison 1997-1998 pour voir Lyon accuser cinq défaites après 14 journées, et Rémi Garde ne se cache pas: "C'est un bilan négatif", résume-t-il.

A comparer avec le précédent exercice tant décrié de Claude Puel, le cru OL 2011-2012 n'est pas si exceptionnel: le Lyon de Rémi Garde n'a qu'un point d'avance sur celui de son prédécesseur (23 contre 22 points).

"Nous nous sommes fait avoir, constate, amer, Aly Cissokho, le défenseur lyonnais. Nous savions qu'il fallait se méfier des attaquants excentrés et Rennes a été d'une efficacité redoutable à ce niveau là."

Son compère de l'attaque pointe les choses qui vont mal: "J'aurais dû être plus agressif ou plus 'tueur' sur mes occasions, avoue Bafé Gomis. L'égalisation de Rennes nous a fait du mal."

Le doute peut-il s'immiscer dans le groupe? "Nous devons maintenir le cap, lance l'attaquant lyonnais. Nous devons rapidement stopper l'hémorragie. Il faut faire notre autocritique et ne pas douter. Par le passé, nous avons su rebondir et nous avons les capacités pour cela", estime Gomis.

Aly Cissokho abonde dans le même sens: "Nous ne devons pas douter car nous avons les joueurs de talent pour le faire."

Rémi Garde veut croire à une métamorphose sur la scène européenne. "Ce sera une autre compétition et parfois, en Ligue des Champions, nous trouvons des ressources et des motivations que nous n'avons pas forcément tout le temps. Là, nous n'aurons pas le choix. Ce sera à quitte ou double ".

Edité par Pascal Liétout

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