Ligue 1: les promus n'ont pas besoin de se motiver

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par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Toujours en quête de sa première victoire en Ligue 1, le promu Troyes espère se l'offrir dimanche contre l'Olympique de Marseille qui viendra défendre dans l'Aube sa place de leader à l'occasion de la neuvième journée.

Le PSG, deuxième à trois points, aura eu l'occasion la veille de prendre provisoirement les commandes face à Reims, autre promu qui surprend depuis le début de saison et se rend au Parc des princes avec ambition.

Ecrasé à Valenciennes (4-1) et auteur d'un nul contre le PSG à domicile (2-2) lors des deux dernières journées, l'OM est apparu émoussé ces dernières semaines et la trêve internationale devrait avoir permis à certains de refaire du physique avant d'attaquer une série de sept matches en 21 jours.

Le premier de ces obstacles présente un pedigree modeste - Troyes est dernier de Ligue 1 dont il est le seul club sans victoire en huit journées -, mais le défenseur Rod Fanni plaide la prudence avant le déplacement de dimanche.

"C'est le genre de matches qu'il ne faut pas aborder avec la fleur au fusil ou de manière trop détendue car on pourrait se faire surprendre rapidement", a-t-il plaidé jeudi. "Quand elles jouent contre Marseille, toutes les équipes, même la plus faible, vont tout donner et vont décupler leurs forces."

Ces propos sont validés par Benjamin Nivet, milieu de terrain troyen qui devrait célébrer dimanche son 250e match dans l'élite.

"C'est toujours un match à part", a dit à la presse le milieu offensif de 35 ans, revenu à l'Estac cet été pour aider ce promu qu'il avait déjà fréquenté pendant six saisons.

"L'OM, c'est toujours un match de gala. (...) C'est une motivation particulière qui tient surtout à ce parfum qui entoure l'affiche. Généralement, le niveau monte d'un cran et il y a davantage d'engagement. C'est susceptible de galvaniser les joueurs."

"PAS POUR PRENDRE UNE PHOTO"

Motivés, les Rémois le sont aussi avant d'aller défier le PSG au Parc des princes.

L'autre club de Champagne est une des surprises du début de saison. Invaincu depuis six rencontres en Ligue 1, Reims est cinquième avec 14 points, deux de moins seulement que le PSG, et n'entend pas rentrer bredouille de son court déplacement.

"On a vraiment envie d'y aller. On y va pour gagner et pas pour prendre une photo du Parc des Princes", dit l'entraîneur Hubert Fournier.

S'il se concentre sur le bas du classement et les équipes avec lesquelles il se battra pour le maintien, il réfute l'idée que les possibles points pris à Paris seraient un simple bonus dans son tableau de marche.

"Rien à perdre face à Paris ? Ben si quand même... La Ligue a décrété que c'était un match sans point ? On aura trois points à perdre", lâche-t-il.

Les points égarés, Bordeaux et Lille espèrent les rattraper vendredi en ouverture de cette neuvième journée, en Gironde.

Invaincus mais rarement capables de s'imposer - trois victoires, cinq nuls -, les Bordelais occupent une sixième place qui siéraient bien à leurs adversaires du jour, dixièmes avec dix points après un début de saison cahoteux.

Parce que Bordeaux prend beaucoup trop de buts, notamment dans les fins de match, et parce que Lille cherche encore à trouver la clé de l'après-Eden Hazard, la trêve aurait pu être bénéfique au travail collectif.

"Tactiquement, on n'a rien pu travailler durant cette période. On a fait dix jours à dix plus les trois gardiens. C'est le lot de beaucoup d'équipes", a opposé jeudi l'entraîneur bordelais Francis Gillot.

Bordeaux sera privé du défenseur Carlos Henrique, suspendu, et de Benoît Trémoulinas, endeuillé. Un doute subsiste aussi sur la participation de Ludovic Obraniak, qui a joué son match avec la Pologne mercredi face à l'Angleterre au lieu de mardi.

A Lille, Marvin Martin et Salomon Kalou, les deux recrues phares de l'été, pourraient faire leur retour de blessure.

Samedi, Valenciennes (8e) accueille Lorient, quatrième et toujours invaincu. Lyon (3e) reçoit Brest le lendemain, après un derby corse très attendu entre Ajaccio et Bastia.

Avec Dimitri Rahmelow à Reims et Claude Canellas à Bordeaux, édité par Chrystel Boulet-Euchin

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