Ligue 1: les nerfs du PSG à l'épreuve de Lyon

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36E JOURNÉE DE LIGUE 1
36E JOURNÉE DE LIGUE 1

par Simon Carraud

PARIS (Reuters) - Il y a deux choses que le Paris Saint-Germain peut espérer gagner ce week-end sur la pelouse de l'Olympique lyonnais: son premier titre de champion de France de football depuis 1994 et, accessoirement, un peu de sérénité.

Que Marseille perde samedi en fin d'après-midi contre Toulouse au Vélodrome ou que le PSG gagne dimanche soir au stade de Gerland en clôture de la 36e journée et le championnat sera définitivement joué.

Un match nul de chacun des deux premiers au classement pourra également suffire à mettre fin pour de bon à un suspense qui paraît éventé depuis déjà quelques semaines.

Mais, au moment où ils pourraient commencer à se libérer de la pression, les joueurs de Carlo Ancelotti et les dirigeants du PSG ont prouvé ces dernières semaines qu'ils n'étaient pas toujours maîtres de leurs nerfs.

Résultat: trois cartons rouges en deux matches, auxquels s'ajoutent les suspensions du gardien Salvatore Sirigu et du directeur sportif, Leonardo, coupable aux yeux de la Ligue de football professionnel d'avoir percuté un arbitre.

A Lyon, l'entraîneur italien devra donc monter une équipe sans son meilleur défenseur, Thiago Silva, sans son gardien numéro un et sans l'un de ses milieux de terrain les plus précieux, Marco Verratti.

Pas suffisant, toutefois, pour affaiblir la machine parisienne, selon le président de l'OL, Jean-Michel Aulas.

"Le PSG c'est 30 joueurs de très haut niveau, s'il en manque trois, il en reste donc 27, je ne pense pas que ça les pénalisera. Ce sera difficile de résister", a dit le dirigeant dans un entretien publié jeudi par le quotidien Le Progrès.

Au milieu de l'agitation ambiante, seul l'imperturbable Carlo Ancelotti semble avoir pris avec philosophie le match nul contre Valenciennes au Parc des Princes, dimanche dernier (1-1).

"Nous sommes encore plus proche du titre", avait-il alors dit en conférence de presse.

"VITALE" LIGUE DES CHAMPIONS

"C'est vrai que tout le monde attendait ce soir une victoire du Paris Saint-Germain. Elle n'est pas venue, mais je suis sûr qu'elle viendra vite." Contre l'OL?

"Lyon jouera pour la Champions League et nous jouerons pour le titre. Alors ce sera un match costaud."

Lyon ne manquera certainement pas de motivations. Les Lyonnais veulent certes accéder à la Ligue des champions -"vitale" selon Jean-Michel Aulas- mais ils espèrent aussi garder leurs distances avec le Nice de Claude Puel.

Les deux équipes, qui se tiennent en trois points, s'affronteront la semaine prochaine, l'objectif de l'ancien entraîneur de Lyon étant de griller la politesse à son ex-employeur.

La parenthèse de cinq matches sans victoires refermée, l'OL vient d'engranger dix points sur 12 possibles lors des quatre derniers matches grâce à des choix tactiques payants de Rémi Garde et à la petite résurrection de Yoann Gourcuff.

Le milieu de terrain, qui a longtemps souffert cette année des blessures en série et de la concurrence de Clément Grenier, vient de marquer deux buts en deux matches. Le précédent, c'était au mois d'août.

Preuve de sa bonne volonté, il s'est entraîné mardi quasiment tout seul alors que son entraîneur avait accordé à ses coéquipiers une journée de repos.

Les autres postulants à la troisième place sur le podium, qualificative pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des champions, auront a priori des adversaires moins menaçants que le PSG.

Nice, quatrième à trois points, jouera dimanche sur le terrain d'Evian qui digère sa qualification pour la finale de la Coupe de France. Le cinquième, Saint-Etienne, affrontera Lorient, dont la saison est déjà terminée ou presque.

Et Lille recevra Reims vendredi soir. Mais les chances des Nordistes, qui accusent six longueurs de retard sur l'OL, sont devenues toutes théoriques.

Avec André Assier à Lyon, édité par Grégory Blachier

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