Ligue 1: le Stade de Reims renoue avec son glorieux passé

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par Dimitri Rahmelow

REIMS, Marne (Reuters) - Plus de trois décennies après avoir disparu des écrans radars de l'élite du football français, le Stade de Reims sent monter la pression à la veille de son retour dans la cour des grands.

Le sextuple champion de France (entre 1949 et 1962) et double finaliste de la coupe d'Europe des clubs champions (1956 et 1959) se sait attendu.

Il n'a toutefois pour objectif que de ne pas décevoir et d'écrire une nouvelle page de son histoire déjà bien remplie mais dont les plus beaux moments renvoient très loin.

"Cette Ligue 1 nous fait saliver. On a hâte", avoue l'entraîneur Hubert Fournier.

"On est à l'aube d'une saison qui s'annonce palpitante et difficile. On nous l'a prédit. Mais on fera en sorte qu'elle le soit effectivement", ajoute le technicien, fêté comme un héros le soir de l'accession obtenue grâce à la deuxième place de Ligue 2.

Les Champenois, qui avaient quitté la première division en 1979 avant de descendre jusqu'en division d'honneur -le sixième niveau national-, connaissent les dangers qui guettent les promus et travaillent dur pour, avant tout, ne pas redescendre.

"Reims, c'est une histoire, un des meilleurs clubs français. Le projet? Grandir régulièrement. Le projet est cohérent. Personne ne se raconte d'histoire, l'objectif c'est, logiquement, le maintien", assure le défenseur Mohamed Fofana, arrivé de Toulouse dans le rôle de cadre.

Le staff technique a néanmoins confié une autre mission à ses joueurs, comme à l'ensemble du club: ne pas abîmer davantage l'image d'un club déjà écornée par son plongeon dans les tréfonds du football hexagonal.

"Le maintien, c'est bien. L'image du club est aussi un objectif important", prévient Hubert Fournier.

"Il faudra montrer que le Stade de Reims est un bon club en dehors du terrain, à travers le comportement des joueurs, mais c'est tout le club qui doit être à la hauteur de la Ligue 1."

"ÊTRE VITE PRÊT"

Fort d'un budget de 24 millions d'euros, le président Jean-Pierre Caillot s'est employé, une fois l'accession acquise, à constituer rapidement une équipe capable de faire oublier le "Grand Reims" de Raymond Kopa et autres Just Fontaine.

Si Lucas Deaux ou Cédric Fauré, importants artisans de la montée, n'ont pas été retenus, Franck Signorino a posé ses valises sur les bords de Marne comme Mohamed Fofana, Nicolas Fauvergue, Julien Toudic, Antoine Devaux ou Grzegorz Krychowiak.

Mais la principale fierté des dirigeants est d'avoir obtenu le transfert définitif de l'attaquant Kamel Ghilas, prêté la saison dernière par les Anglais de Hull City, et qui avait inscrit 14 buts en 35 rencontres.

"Mon objectif? Dix buts. Mais si je peux atteindre le même total que la saison dernière, cela signifierait que ça n'aurait pas trop mal marché pour le club", estime le Franco-Algérien de 28 ans, devenu le chouchou du Stade Auguste-Delaune.

La première journée, qui verra le Stade de Reims recevoir l'Olympique de Marseille, permettra aux joueurs d'Hubert Fournier de se jauger face à une grosse cylindrée.

"Il faut être vite prêt, comme l'année dernière. Si c'est le cas, ça lancera peut-être la saison, ce sera plus facile. Si on est très vite en difficulté? Plus compliqué", prévoit le gardien Kossi Agassa qui dispensera de précieux conseils, fort d'une lointaine expérience en Ligue 1 avec le FC Metz.

Edité par Gregory Blachier

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