Ligue 1: le retour gagnant du Parisien Kevin Gameiro

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LE PARISIEN KEVIN GAMEIRO DE RETOUR
LE PARISIEN KEVIN GAMEIRO DE RETOUR

PARIS (Reuters) - Contraint de jouer le rôle de doublure de luxe cette saison au PSG, Kevin Gameiro a prouvé samedi à son entraîneur qu'il méritait peut-être un peu plus de temps de jeu que les miettes laissées par ses concurrents depuis le début du championnat.

Pour sa première titularisation depuis mai dernier sur le front de l'attaque parisienne, l'ancien Lorientais s'est distingué en inscrivant les deux buts de la victoire de son équipe face à Sochaux (2-0).

En parfait gentleman, son entraîneur a été le premier à féliciter la performance de l'ancien Lorientais.

"C'est très bien ce qu'il a fait ce soir car il n'a pas beaucoup joué cette année", a commencé par dire Carlo Ancelotti.

"Il était prêt. Il a beaucoup travaillé, il n'a pas perdu confiance et quand il a eu une opportunité comme celle de ce soir, il a été fantastique", a poursuivi le technicien italien.

De son côté, Kevin Gameiro est apparu très ému à l'issue de la rencontre, pour des raisons autant personnelles que sportives.

"Ce soir, je mets deux buts et ça fait vraiment chaud au coeur", a-t-il avancé d'une voix douce et timide.

"J'ai eu le malheur de perdre mon oncle cette semaine et j'ai beaucoup pensé à lui quand j'ai marqué. Toute ma famille était au stade", a-t-il poursuivi.

Première victime collatérale du recrutement estival galactique du PSG, Kevin Gameiro n'avait jusqu'à samedi disputé que 71 minutes de jeu en Ligue 1, à chaque fois en fin de rencontre, toujours barré par Zlatan Ibrahimovic, Ezequiel Lavezzi ou encore Jérémy Ménez.

Malgré cette situation délicate, le petit numéro neuf parisien a su garder confiance en lui et surtout patienter.

"Il y a beaucoup de monde, beaucoup de concurrence mais avec les suspensions, les blessures et les matches de coupe, il y a des opportunités à saisir. Ce soir, j'ai saisi ma chance et je vais continuer à travailler", a-t-il expliqué.

"Dans une carrière, il y a toujours des moments comme ça où il faut être costaud dans la tête. Je n'ai jamais lâché, j'y ai toujours cru et j'y crois toujours", a-t-il conclu, le regard cette fois-ci conquérant.

Olivier Guillemain, édité par Baptiste Bouthier

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