Ligue 1: le PSG se contente du minimum à Troyes

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COURTE VICTOIRE DU PSG À TROYES
COURTE VICTOIRE DU PSG À TROYES

PARIS (Reuters) - De retour du Camp Nou où il a tenu tête cette semaine au FC Barcelone, le Paris Saint-Germain a longtemps douté samedi après-midi sur le terrain de Troyes, bon dernier de Ligue 1, avant de s'imposer 1-0.

Un peu à court de forme trois jours après leur élimination de la Ligue des champions, les Parisiens ont attendu un but de Blaise Matuidi à la 65e minute pour s'assurer les trois points de la victoire.

Ils ont désormais dix longueurs d'avance sur Marseille qui jouera dimanche soir à Lille en épilogue de la 32e journée. Autrement dit, ils ont fait un grand pas vers le titre de champion à un mois et demi du dénouement de la saison.

Et les joueurs de Carlo Ancelotti ont 19 points d'avance sur Montpellier qui n'a désormais plus aucune chance mathématique de garder son titre. Les Héraultais ont lourdement chuté à Bordeaux (4-2).

Le score est d'autant moins flatteur pour les Montpelliérains que Bordeaux, neuvième, affichait jusque-là la pire attaque de Ligue 1 ex aequo avec Reims, Brest et Nancy.

Lorient a aussi inscrit quatre buts, contre Bastia (4-1), six jours après la gifle reçue à Lille (5-0).

Dans la mêlée pour le maintien, Evian a battu 4-2 une équipe de Rennes en déroute depuis le mois de février et pris la 16e place avec trois points d'avance sur Nancy, premier relégable. Les Lorrains ont fait match nul 1-1 à Ajaccio.

Brest a réalisé la pire opération des clubs en danger en perdant 2-0 à domicile contre Reims qui, lui, bondit à la 13e place. Mais rien n'est encore joué dans le bas tableau, pas plus qu'en haut de tableau.

"Nous devons rester concentrés", a assuré l'entraîneur parisien, Carlo Ancelotti en conférence de presse. "Maintenant, l'objectif est de gagner le championnat le plus vite possible."

"BEAUCOUP DE REGRETS"

Le technicien italien a aussi insisté sur les faiblesses de son équipe: "J'ai été énervé à la fin de la première mi-temps contre tous les joueurs parce que la performance était moyenne."

Effectivement, rien n'a été facile pour le PSG qui a dû affronter une équipe de Troyes bien plus joueuse que ne le suggèrent son classement et ses 25 maigres points empochés depuis le début de la saison.

"Après le match de Ligue des champions, on savait que ça allait être difficile. Ça l'est", a reconnu le milieu de terrain Blaise Matuidi à la pause, au micro de Canal +. "Il y a un manque de fraîcheur. C'est normal, les matches s'enchaînent."

Après un duel perdu de l'avant-centre parisien Kevin Gameiro avec le gardien Yohann Thuram-Ulien (4e), les Troyens se sont procuré la très grande majorité des occasions dangereuses durant les 45 premières minutes.

Mais ils ont quasiment toujours buté sur l'un des rares Parisiens qui jouait à son niveau habituel, le gardien Salvatore Sirigu.

A la 9e minute, Stéphane Darbion a semé une première fois la panique dans la défense du PSG en tirant sur le poteau. Et dans le sauve-qui-peut, Marco Verratti a réalisé un tacle pour le moins musclé pour sortir ses coéquipiers de ce mauvais pas.

Jusqu'à la fin de la première période, Marcos, Fabien Camus, Eloge Enza Yamissi et Benjamin Nivet se sont relayés pour faire trembler les défenseurs parisiens.

Du côté parisien, seul le Brésilien Lucas a multiplié les rallyes dans la défense de Troyes mais ses dribbles n'ont pas servi à grand-chose, sinon à donner un nouvel aperçu de son savoir-faire technique.

Car il manquait au PSG l'homme qui fait habituellement pencher la balance quand la situation est bloquée: Zlatan Ibrahimovic, suspendu.

En son absence, Blaise Matuidi a joué les hommes providentiels en marquant du plat du pied gauche à la réception d'un centre du Néerlandais Gregory Van Der Wiel, doublure de Christophe Jallet au poste d'arrière droit.

"Ce soir, on a beaucoup de regrets parce qu'on (leur) a posé beaucoup de problèmes", a lâché sur Canal+ Yohann Thuram-Ulien. Lequel refuse d'évoquer la Ligue 2, malgré les sept points de retard sur la 17e place. "Franchement, on n'y pense pas."

Simon Carraud, édité par Guy Kerivel

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