Ligue 1: le PSG sacré champion, dix-neuf ans après

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LE PSG CHAMPION DE FRANCE
LE PSG CHAMPION DE FRANCE

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain a mis fin à dix-neuf ans d'attente et de frustration en décrochant dimanche le troisième titre de champion de France de son histoire à l'issue d'une victoire sur le terrain de Lyon en clôture de la 36e journée (1-0).

Sacré en 1986 et en 1994, le club de la capitale s'est imposé grâce à un but inscrit par Jérémy Ménez (53e), qui permet aux Parisiens de compter désormais sept points d'avance sur leur dauphin Marseille, à deux journées de la fin du championnat.

L'OM ne peut donc plus mathématiquement reprendre le PSG. Mais l'équipe d'Elie Baup peut se consoler en se disant que ce résultat lui assure de terminer à la deuxième place du classement en fin de saison, synonyme de qualification directe pour la prochaine Ligue des champions.

Lyon totalise en effet 63 points, soit sept longueurs de retard sur le club phocéen.

Au coup de sifflet final, les Parisiens ont exulté et sont restés de longues minutes sur la pelouse avec un tee-shirt barré par le slogan "Parisiens et champions".

Leur entraîneur Carlo Ancelotti avait les yeux humides et la voix chevrotante à l'heure d'évoquer son premier titre depuis son arrivée à Paris en janvier 2012.

"Je suis très content car on a beaucoup travaillé cette saison. On finit contre une bonne équipe. Je pense que c'est mérité maintenant, c'est la fête", a-t-il commencé par dire au micro de Canal +.

"Je suis très heureux d'avoir gagné ici en France et on va continuer", a-t-il poursuivi avant d'expliquer qu'il allait discuter dans les prochains jours avec sa direction au sujet de son avenir.

"Maintenant on va parler avec le club, dans le calme et la tranquillité", a déclaré celui que la presse espagnole envoie déjà sur le banc du Real Madrid pour succéder à José Mourihno.

Son capitaine d'un soir, Christophe Jallet, avait lui les larmes aux yeux à l'heure de s'exprimer.

"UNE ÉQUIPE QUI SE CONSTRUIT AVEC UN GRAND PROJET"

"On a cravaché tout au long de la saison. On a tous des parcours différents, certains viennent de loin. On est heureux de vivre ce titre ensemble et on va le fêter comme il se doit", a expliqué l'ancien Lorientais.

Son partenaire Blaise Matuidi s'est lui aussi dit très "soulagé" d'être sacré à deux journées de la fin du championnat.

"C'est vrai que cela n'a pas été facile. On nous a attendu. C'était notre objectif et on l'a fait. C'est une très bonne saison de notre part. On est vraiment heureux, ce soir c'est la joie", a dit le milieu de terrain parisien.

"C'est du bonheur de jouer dans cette équipe avec des grands joueurs comme Zlatan et Thiago Silva, dans une équipe qui se construit avec un grand projet", a-t-il ajouté.

Nerveux depuis quelques semaines face au vertige d'être bientôt champions, les hommes de Carlo Ancelotti ont fait preuve de beaucoup de sérieux à Gerland pour aller décrocher le premier titre de l'ère qatarie, débutée au printemps 2011.

Ce choc de la 36e journée est parti sur des bases très élevées avec deux actions brûlantes en à peine trois minutes de part et d'autre sur corner: une tête de Gomis repoussée par Nicolas Douchez et demi-volée de Zlatan Ibrahimovic détournée in extremis par Mahamadou Dabo.

L'OL a continué à presser haut dans le premier quart d'heure et aurait pu ouvrir la marque si le gardien parisien n'avait pas écarté du pied une frappe limpide des 25 mètres signée Yassine Benzia (11e).

Au bout de 20 minutes, le rythme est quelque peu retombé et avec deux défenses rigoureuses d'un côté comme de l'autre, le tableau d'affichage est resté bloqué à 0-0 jusqu'à la pause.

Au retour des vestiaires, le PSG a haussé d'un ton et a pris l'avantage sur une perte de balle lyonnaise au niveau du milieu de terrain.

Parti à l'assaut du but de l'OL, Thiago Motta a alors intelligemment décalé côté gauche Ménez, démarqué, qui a battu en toute quiétude Anthony Lopes d'une frappe croisée du gauche (53e).

A partir de ce moment, le PSG a mis le pied sur le ballon comme un champion et contraint l'OL à défendre en cherchant le deuxième but du break.

En vain, car celui-ci n'est jamais venu. Mais cela n'avait que trop peu d'importance, car le PSG était déjà champion.

Olivier Guillemain, édité par Grégory Blachier

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