Ligue 1: le PSG s'est taillé la part du lion cette saison

le
0
LE PSG A INCONTESTABLEMENT DOMINÉ LA LIGUE 1 CETTE SAISON
LE PSG A INCONTESTABLEMENT DOMINÉ LA LIGUE 1 CETTE SAISON

par Simon Carraud

PARIS (Reuters) - N'en déplaise à ceux qui espéraient voir un duel serré avec Monaco, le Paris Saint-Germain a survolé le championnat de France cette saison, comme le faisait l'Olympique lyonnais à son apogée, même si les dernières semaines ont été moins flamboyantes.

Et pourtant, ce nouveau titre en Ligue 1 ne suffit pas à masquer un demi-échec sur la scène européenne: comme l'année dernière et comme le Lyon des années 2000, le club a touché ses limites en Ligue des champions.

Il y a toutefois une différence entre le PSG d'aujourd'hui et le Lyon d'hier que Juninho, milieu de terrain historique de l'OL, résumait récemment dans le Journal du Dimanche: "Nous rêvions de gagner, tandis que Paris en a l'obligation."

Car ce deuxième sacre d'affilée, le quatrième dans l'histoire du club, est somme toute la conséquence logique des investissements massifs consentis par les propriétaires qataris depuis leur entrée dans le capital du PSG, en 2011.

Après Javier Pastore et Salvatore Sirigu il y a trois ans, Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva il y a deux ans, les dirigeants parisiens ont recruté à l'été 2013 Edinson Cavani, Marquinhos et Lucas Digne pour un montant supérieur à 100 millions d'euros.

Si les deux jeunes défenseurs - 39 ans à eux deux - sont avant tout des placements d'avenir, Edinson Cavani a permis à l'équipe-type de trouver un meilleur équilibre à la fois grâce à ses qualités d'attaquant et ses efforts en défense.

Malgré une baisse de forme passé la Saint-Sylvestre et malgré son positionnement à droite, l'axe étant la chasse gardée de Zlatan Ibrahimovic, l'ancien chouchou de Naples a inscrit à ce stade 16 buts en championnat.

Mais l'équipe doit surtout sa maîtrise à la solidité de son milieu de terrain - Blaise Matuidi, Marco Verratti et Thiago Motta, la formule privilégiée par l'entraîneur Laurent Blanc dont on disait au mois de juin dernier, lorsqu'il a pris la succession de Carlo Ancelotti, qu'il n'était qu'un choix par défaut.

Ces trois joueurs aux profils complémentaires ont joué la plupart des matches importants, et même l'arrivée au mois de janvier de l'international français Yohan Cabaye n'a pas bousculé dans l'immédiat l'ordre établi.

RECORD EN VUE

Autre pilier du club: Zlatan Ibrahimovic, le visage de ce PSG-là - comme pouvait l'être Juninho à Lyon - qui a déjà établi un nouveau record du nombre de buts inscrits en une saison au PSG: 40.

L'histoire retiendra peut-être l'un de ces buts dont lui seul semble détenir le secret, marqué le 19 octobre dernier contre Bastia au Parc des Princes, d'une aile de pigeon du talon.

"Je pense que c'est de loin ma meilleure saison. Physiquement et mentalement, je me sens très fort", a-t-il dit le 1er avril, à la veille d'un quart de finale aller de Ligue des champions contre Chelsea.

Vingt-quatre heures après cette déclaration, l'attaquant de 32 ans s'est blessé à la cuisse droite et a apporté, sans le vouloir, la preuve de son importance au sein de l'effectif, si ce n'est de la dépendance du club à son égard.

En son absence, ses coéquipiers ont essuyé deux défaites de suite, le revers contre Lyon en Ligue 1 intervenant cinq jours après la cruelle désillusion contre Chelsea, à Stamford Bridge, en quart de finale retour de la Ligue des champions (2-0).

Un but de Demba Ba inscrit à trois minutes de la fin du temps réglementaire a alors liquidé les rêves européens du PSG, un club qui n'aspire qu'à jouer les premiers rôles sur le continent.

En attendant de s'asseoir peut-être un jour à la table du Real Madrid et du Bayern Munich, Paris, en tête depuis la dixième journée, a établi sa suprématie en France avec, pour l'heure, 83 points.

A deux matches de la fin, le club n'est qu'à un point du précédent record - 84 points - établi par le Lyon millésime 2005-2006.

Cette année, les Parisiens ont amélioré leur bilan de la saison dernière grâce à une victoire sur Lyon en finale de la Coupe de la Ligue, le 19 avril dernier au Stade de France (2-1).

"J'avais dit aux joueurs qu'on était en train de réaliser une très belle saison. Mais, pour qu'on s'en souvienne, il fallait la couronner de titres", a dit Laurent Blanc aux journalistes après le match.

C'est chose faite.

(Edité par Bertrand Boucey et Henri-Pierre André)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant