Ligue 1: le PSG ne veut pas avoir de regrets

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Ligue 1: le PSG ne veut pas avoir de regrets
Ligue 1: le PSG ne veut pas avoir de regrets

par Olivier Guillemain

SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, Yvelines (Reuters) - Les chances du Paris Saint-Germain d'être sacré dimanche champion de France de Ligue 1 sont infimes mais pour son nouveau capitaine, Christophe Jallet, ce "petit pourcentage" existe bel et bien.

Pour que ce rêve parisien devienne réalité, dix-huit ans après le dernier sacre hexagonal du club de la capitale, les hommes de Carlo Ancelotti doivent s'imposer à Lorient et compter sur une défaite de Montpellier à Auxerre, la lanterne rouge du championnat déjà reléguée en Ligue 2.

"Le pourcentage de chances d'être champion est vraiment faible. Il est clair que nous n'avons pu notre destin entre nos mains mais on espère qu'Auxerre va accrocher et battre Montpellier", a expliqué Christophe Jallet vendredi à l'occasion d'une conférence de presse organisée au Camp des Loges.

"C'est vrai que cela fait beaucoup de facteurs mais cette chance existe et on y croit (...) Quoi qu'il arrive, on n'a pas envie d'avoir de regrets", a ajouté l'ancien Lorientais.

Considéré comme un homme important dans le vestiaire parisien, tant pour sa bonne humeur que pour son refus de la sinistrose dans les moments difficiles, Christophe Jallet veut croire qu'au soir de l'ultime journée, un miracle peut arriver.

"Dans le football, il y a souvent des retournements de situation, ça a failli se produire la semaine dernière en Angleterre, pourquoi cela n'arriverait-il pas chez nous ?", s'est interrogé le latéral droit parisien en faisant référence à l'épilogue plein de suspense en Premier League, où Manchester City a décroché son titre dans le temps additionnel.

Lucide sur la saison du PSG, Christophe Jallet a avancé des débuts d'explication à l'actuelle deuxième place des Parisiens, considérés comme les favoris pour le titre en août dernier.

"Collectivement, ça n'a pas forcément été facile. Beaucoup de joueurs sont arrivés à l'intersaison et l'hiver dernier. Il n'y a pas de mystère, tout ne peut pas aller comme sur des roulettes comme ça tout de suite", a-t-il souligné dans un premier temps en prenant le contre-exemple des joueurs de Montpellier, qui évoluent ensemble depuis trois ans.

"Et puis, nous n'avons pas forcément tout fait pour garder notre destin en main. Je repense à ce premier match de la saison perdu contre Lorient, à ce match nul bêtement concédé à Auxerre et plus récemment, à notre défaite contre Lille", a-t-il dit.

"Fier et honoré" d'avoir été nommé capitaine par Carlo Ancelotti, Christophe Jallet a en revanche assuré qu'il n'était pas déçu de ne pas figurer dans le groupe français pour l'Euro.

"Depuis l'arrivée de Laurent Blanc à la tête des Bleus, sa logique est de constituer un groupe. Je n'en ai jamais fait partie en deux ans, donc je ne ressens aucune déception. Et puis, il l'a dit lui-même, ce n'est pas le moment de faire des tests", a-t-il dit.

"Mon seul regret est de m'être blessé la seule fois où il m'a appelé, pour son premier match en Norvège (...) Mais bon, j'espère que j'aurai une autre opportunité."

Edité par Grégory Blachier

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