Ligue 1: le PSG n'est plus leader mais a gagné une âme

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LE PSG GAGNE UNE ÂME
LE PSG GAGNE UNE ÂME

par André Assier

LYON (Reuters) - Le Paris Saint-Germain a perdu son fauteuil de leader mais a peut-être gagné une âme à Gerland en affichant un esprit de conquête et un fond de jeu séduisants pour arracher un match nul complètement fou face à Lyon (4-4).

Certes, le PSG a laissé filer Montpellier en tête de la Ligue 1 samedi soir. Certes, le club de la capitale a perdu son statut de meilleure défense du championnat en encaissant quatre buts.

Mais au-delà de ces petites contrariétés, les Parisiens ont avancé dans leur quête d'une nouvelle identité, lancée au printemps dernier sur un rythme effréné avec l'arrivée de nouveaux actionnaires majoritaires qataris.

Après avoir été mené jusqu'à 4-2, Paris a égalisé dans les ultimes instants de la rencontre (90e+4), douchant ainsi les supporters et joueurs lyonnais, persuadés qu'ils seraient les premiers à faire perdre en match officiel le PSG version Carlo Ancelotti.

"C'est un scénario incroyable. Un tel match est une belle publicité pour le football français", a estimé à l'issue de la rencontre le directeur sportif parisien, Leonardo.

"C'est très positif. Ce match, nous aurions pu le remporter sur un score de 6-4 car nous avons eu un nombre incroyable d'occasions", s'est-il félicité, avec probablement le même sourire que si le PSG s'était imposé à Gerland.

Une semaine après avoir vacillé face à Montpellier au Parc des Princes avant d'arracher le match nul dans les derniers instants de la rencontre (2-2), le club de la capitale a réédité cette performance à Gerland, faisant preuve d'une philosophie du refus de la défaite.

Symbole de cette nouvelle culture, quelques instants après l'égalisation de Guillaume Hoarau à 4-4, l'ensemble du banc parisien s'est levé comme un seul homme pour aller féliciter le buteur providentiel, déjà décisif contre les Héraultais dimanche dernier. Et c'est avant tout cette attitude, que Leonardo a adorée.

"BEAUCOUP DE CARACTÈRE ET DE PERSONNALITÉ"

"Pour nous, cela reste un esprit incroyable après les cinq minutes de folie au cours desquelles nous avons pris trois buts alors que nous contrôlions le match, sincèrement", analyse-t-il.

"Ce n'est pas facile de remonter ce handicap. A 4-2, il semblait que c'était fini pour nous. De revenir comme cela, nous avons démontré quelque chose de très fort pour nous pour la suite", a-t-il ajouté, dans une phrase résonnant comme la promesse d'une fin de saison à 300 kilomètres à l'heure.

Arrivé sur le banc parisien en janvier, en remplacement d'Antoine Kombouaré, Carlo Ancelotti estime également que quelque chose s'est passé dans la tête du groupe parisien dans l'air électrique de Gerland.

"C'est un bon résultat. Remonter un score de 4-2 en notre défaveur n'était pas facile. Nous avons montré beaucoup de caractère et de personnalité", souligne-t-il.

"Nous n'avons pas perdu notre confiance pour remonter au score. Je pense toutefois que le résultat est justifié. Nous avons livré un bon match. Nous avions bien débuté avant d'ouvrir la marque", insiste-t-il.

Et pour lui, il est hors de question de dramatiser après la perte de la première place au classement.

"Nous sommes deuxièmes mais ce n'est pas un problème aujourd'hui. Cela peut être un problème en fin de saison. L'important est de garder la confiance et de développer notre jeu. Nous avions besoin d'obtenir une belle performance à Lyon et nous l'avons fait contre un adversaire de qualité."

Chez les joueurs, le discours ne dissone pas, tous louant l'état d'esprit affiché à Lyon samedi soir.

"Nous sommes contents du résultat. C'est dommage de perdre la première place du classement mais ce nul est important car pour le collectif, nous avons eu la force de revenir à la marque", a relevé le Brésilien Ceara, buteur à Gerland.

"C'est bien pour le moral et il faut retenir l'état d'esprit", a renchéri Mohamed Sissoko.

Pour le capitaine du PSG, Mamadou Sakho, tout cela est en grande partie du à l'arrivée de Carlo Ancelotti sur le banc parisien. "Nous avons montré du caractère à l'image de l'état d'esprit du coach, qui a réussi à nous le transmettre."

Avec Olivier Guillemain

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