Ligue 1: le PSG entre deux feux

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LE PSG DOIT PENSER À MONTPELLIER AVANT D'AFFRONTER LE BARÇA
LE PSG DOIT PENSER À MONTPELLIER AVANT D'AFFRONTER LE BARÇA

par Simon Carraud

PARIS (Reuters) - L'enjeu du week-end pour les joueurs du Paris Saint-Germain, qui viennent pour certains de disputer deux matches internationaux avant de s'attaquer au FC Barcelone, sera de trouver la motivation suffisante pour affronter Montpellier.

Cet adversaire, moins glorieux que le Barça attendu mardi au Parc des Princes, n'a pourtant rien d'anodin pour le PSG, qui s'est fixé pour objectif principal de remporter cette année le titre de champion de France.

Avant le coup d'envoi de la 30e journée, vendredi soir, les Parisiens ont cinq points d'avance sur Lyon, une marge presque infime au regard des 13 points d'avance des Catalans au sommet de la Liga espagnole.

Autant dire qu'ils n'ont pas - encore - intérêt à prendre le championnat à la légère. Ce dont ne doute pas l'entraîneur de Montpellier, René Girard.

"Même si Barcelone doit les préoccuper plus que ce qu'on les préoccupe nous, je suis certain qu'ils ne vont pas prendre notre match par dessus la jambe", a expliqué le technicien, cité par le site internet de son club.

"Quels que soient les garçons qui seront alignés, ils ont quasiment tous disputé une grande quantité de matches de Coupe d'Europe, ils ont joué dans des grands championnats, ils ont parfois joué le titre, donc je ne pense pas que ce soit quelque chose qui les perturbe beaucoup."

Et, en guise d'avertissement : "On y va pour faire un truc."

Son équipe pourra peut-être profiter de l'accumulation des matches pour les joueurs du PSG, qui présente le double handicap d'user les organismes d'une part et de réduire le nombre d'entraînements collectifs d'autre part.

PÉRÉGRINATIONS

Quatre Parisiens étaient réquisitionnés pendant une semaine par les Bleus et deux d'entre eux, l'arrière droit Christophe Jallet et le milieu de terrain Blaise Matuidi, ont disputé en intégralité ou presque le match contre l'Espagne, mardi.

Sans compter les Zlatan Ibrahimovic, pilier de la sélection suédoise, ou le défenseur Thiago Silva qui a joué lundi à Londres avec le Brésil contre la Russie en match amical.

Quant à son compatriote Lucas, il n'a pas été aligné avec la Seleçao pour soigner une douleur à la cheville. Il figure toutefois dans le groupe parisien retenu par Carlo Ancelotti.

A peine remis de leurs pérégrinations, les Parisiens doivent donc se soucier de la Ligue 1, sans trop penser à leur quart de finale aller de Ligue des champions. Un exercice d'équilibrisme mental, qui se lit dans les déclarations des joueurs.

"C'est sûr que dans le vestiaire, tout le monde parle du Barça. Il y a beaucoup d'effervescence autour de cette affiche", a reconnu mercredi Clément Chantôme. Avant de préciser aussitôt : "Mais il y a Montpellier avant."

L'Olympique de Marseille, toujours accroché à la troisième place, a un calendrier nettement plus dégagé : en tout et pour tout neuf matches de Ligue 1 jusqu'à fin mai. Mais sa situation est plus angoissante sur le plan comptable.

Les Marseillais ont rendez-vous dimanche avec Nice, l'une des équipes les plus en forme de l'année 2013. En cas de défaite, ils céderont leur place sur le podium.

Ils ont d'autant plus de raisons de se méfier des Niçois que leur meilleur attaquant, Dario Cvitanich, quatrième au classement des meilleurs buteurs de Ligue 1 malgré deux mois d'inactivité, est de nouveau sur pied.

Et ils ont d'autant plus de raisons de s'inquiéter qu'ils pourraient perdre leur place même en cas de match nul, si Saint-Etienne devait s'imposer à Troyes samedi, sachant que les Verts n'ont toujours pas perdu de match cette année.

Avec Etienne Ballérini à Nice, édité par Gilles Trequesser

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