Ligue 1: le PSG en confiance avant une semaine test

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LE PSG NE FAIT QU'UNE BOUCHÉE DE SOCHAUX
LE PSG NE FAIT QU'UNE BOUCHÉE DE SOCHAUX

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain n'a fait qu'une bouchée de Sochaux (2-0) samedi au Parc de Princes grâce à un doublé de Kevin Gameiro et s'est offert un peu plus de sérénité avant une semaine capitale, rythmée par des déplacements à haut risque à Porto et Marseille.

Cette nouvelle victoire de l'armada parisienne, la quatrième consécutive en Ligue 1 et la cinquième toutes compétitions confondues, permet au PSG de s'emparer provisoirement de la deuxième place du classement.

Et, à un peu plus d'une semaine du "clasico" à la française, elle met provisoirement le club à trois points du leader marseillais. Lyon est relégué au troisième rang, à une unité du club de la capitale, en attendant les matches de dimanche.

Marseille se déplacera en début d'après-midi à Valenciennes (14h00) et Lyon accueillera Bordeaux en clôture de la septième journée (21h00).

Le principal artisan du succès parisien s'appelle cette fois-ci Kevin Gameiro, un revenant qui n'avait plus été titularisé par son entraîneur depuis mai dernier.

Cette saison, l'ancien Lorientais s'était contenté jusqu'ici de 71 maigres minutes de jeu, soit les miettes laissées par son principal concurrent dans le secteur offensif, Zlatan Ibrahimovic.

Samedi, au Parc des Princes, il ne lui fallu qu'une grosse demi-heure pour inscrire un précieux doublé (11e et 33e).

Etrangement, l'entraîneur le plus élogieux à l'égard du PSG à l'issue de cette rencontre était celui de Sochaux, Eric Hély.

"Le réalisme de Paris m'impressionne. Chacun fait bien son travail à son poste et, s'il y a une occasion de te punir, ils te punissent. C'est une équipe qui a du talent et qui est très disciplinée", a commencé par remarquer le technicien sochalien.

De son côté, même s'il a avoué avoir passé une bonne soirée, son homologue parisien a préféré souligner la baisse de rythme en deuxième période de son équipe, qui avait peut-être, selon lui, déjà la tête ailleurs.

"C'est une bonne victoire, un bon match, surtout en première mi-temps où nous avons joué avec efficacité. Mais en deuxième période, nous avons un peu trop géré", a déclaré Carlo Ancelotti.

"Nous devons jouer tous les moments que l'on peut à notre meilleur niveau. En deuxième mi-temps, nous avons tenu un rythme trop bas. Nous devons jouer avec plus de rythme", a-t-il appelé de ses voeux.

ANCELOTTI FAIT TOURNER

Du rythme, les Parisiens en ont en effet mis dès leur entrée sur la pelouse.

Mise sous pression dès les premières secondes du match, la défense sochalienne a en effet cédé après seulement onze minutes de jeu, piégée dans son dos par une superbe louche de Javier Pastore à destination de Kevin Gameiro.

Grâce à un placement judicieux et à un démarrage éclair, l'ancien Lorientais s'est rappelé aux bons souvenirs de son entraîneur en convertissant immédiatement ce caviar de l'Argentin, d'une frappe entre les jambes de Simon Pouplin.

Parti sur des bases élevées, le tempo de la rencontre n'a cessé de s'emballer après ce premier but, et ce en grande partie grâce à Sochaux qui a refusé de fermer le jeu.

La stratégie a failli être payante à la 22e minute lorsque Cédric Bakambu a forcé Salvatore Sirigu à sortir une parade pleine d'autorité devant sa défense.

Mais les velléités offensives des Lionceaux ont vite été douchées par une action menée à cent à l'heure de l'autre côté du terrain.

Comme souvent depuis le début de la saison, Zlatan Ibrahimovic était dans le coup.

Positionné plein axe à une dizaine de mètres de la défense sochalienne, l'international suédois a d'abord levé la tête avant de lancer dans la profondeur côté gauche Maxwell qui, au terme d'une course effrénée, a pu adresser un centre tendu à destination de Kévin Gameiro.

En pur numéro neuf qu'il est, l'attaquant parisien s'est régalé de ce ballon fuyant en le reprenant sans contrôle pour tromper une deuxième fois le portier doubiste (33e).

Arrivé à maturité cette saison sur le plan tactique, le PSG a tranquillement géré son avance en deuxième période, notamment grâce à une défense au diapason de sa nouvelle perle Thiago Silva, impeccable dans la charnière.

Avec un tel scénario, Carlo Ancelotti s'est même payé le luxe d'offrir du temps de jeu à deux de ses traditionnels remplaçants: Adrien Rabiot et Guillaume Hoarau.

Mercredi en Ligue des champions puis dimanche, au Vélodrome, il n'est pas certain que le technicien italien puisse agir avec autant de latitude.

Edité par Simon Carraud

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