Ligue 1: le PSG de plus en plus en orbite

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UN GRAND BOND VERS LE TITRE POUR LE PSG
UN GRAND BOND VERS LE TITRE POUR LE PSG

PARIS (Reuters) - Le Paris Saint-Germain a fait ce week-end un petit pas en battant Troyes 1-0 mais un grand bond vers le titre de champion de France, celui après lequel court le club depuis quasiment 20 ans.

Le gardien de l'Olympique de Marseille, Steve Mandanda, a lui-même reconnu après le match nul 0-0 à Lille que ses coéquipiers étaient désormais plus préoccupés par les résultats de leurs poursuivants que par ceux du PSG.

"Effectivement, on regarde plus derrière que devant", a admis sur Canal+ le meilleur Marseillais du week-end à l'issue du match de clôture de la 32e journée.

"Il faut être réaliste", a-t-il également dit. "Même si on est des compétiteurs et même si on veut gagner des trophées (...), l'objectif pour nous c'est de garder cette deuxième place."

Ce faisant, la doublure d'Hugo Lloris en équipe de France a contribué à diffuser l'idée que l'avance de neuf points du PSG était devenue irréversible à six journées de la fin.

Car les Parisiens ont montré ces deux dernières semaines qu'ils étaient capables de hisser leur jeu au niveau du "grand" Barça, l'une des meilleures équipes d'Europe, lors des quarts de finale aller et retour de la Ligue des champions (2-2 et 1-1).

Et ils ont prouvé à Troyes qu'ils avaient les ressources pour se sortir du piège tendu par les équipes les plus modestes de Ligue 1. D'autant que les Troyens ont affiché un visage plus fringant que le laissait présager leur 20e et dernière place.

L'entraîneur Carlo Ancelotti, souvent prudent dans le choix de ses mots, s'est félicité de cette victoire acquise grâce à un but de l'homme à tout faire du PSG, Blaise Matuidi : "C'est un pas important vers le titre."

"IL FAUDRA COMPTER SUR NOUS"

Mais le technicien italien a aussi beaucoup insisté sur les faiblesses de ses joueurs, en particulier lors d'une première période très pauvre en occasions du côté parisien.

"Ce soir, il y en a deux qui ne sont pas contents: moi et (Kevin) Gameiro", a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur l'agacement manifeste de l'attaquant au moment de son remplacement.

Les jeux étant plus ou moins faits pour la première place, sauf coup de théâtre, la bataille va désormais se jouer entre candidats à la Ligue des champions, qui espèrent tous décrocher l'une des deux autres places en jeu.

A ce jeu-là, Lyon s'est réveillé après un sommeil de cinq matches et trois défaites de suite. Par un temps estival au stade de Gerland (23°C), les joueurs de Rémi garde ont battu Toulouse 3-1 et sont remontés sur le podium.

"Nous avons remis des choses dans l'ordre cette semaine", s'est félicité le capitaine Maxime Gonalons qui avait organisé mercredi un repas pour ressouder une équipe jusque-là à la dérive.

"Il faut aller chercher cette Ligue des Champions. Nous avons six matches pour le faire."

Mais les Lyonnais ne sont pas les seuls à nourrir des ambitions européennes. Saint-Etienne, tenu en échec vendredi par Valenciennes 0-0, et Nice, qui a battu Sochaux dimanche 3-0, ne sont qu'à deux points.

Et si les Lillois ont buté dimanche soir sur un Steve Mandanda en très grande forme, ils ont donné un nouvel aperçu de leur savoir-faire en attaque. Les Salomon Kalou, Dimitri Payet et Ronny Rodelin ne sont pas passés très loin du but.

"Ce soir, on a montré qu'il fallait compter sur nous". Avertissement signé Dimitri Payet.

Simon Carraud avec André Assier à Lyon, édité par Eric Faye

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