Ligue 1: le PSG conforte in extremis sa première place

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PARIS (Reuters) - Longtemps réduit à dix et bousculé par Dijon, le Paris Saint-Germain a trouvé les ressources pour arracher la victoire dans le temps additionnel (2-1), dimanche, et sauver sa place au sommet de la Ligue 1 avec un point d'avance sur Montpellier.

Le but de la victoire, inscrit à la 91e minute de jeu par Kevin Gameiro, est d'autant plus précieux pour les Parisiens que Montpellier a suivi le tempo dans la soirée, avec un succès tranquille à la Mosson face à Caen (3-0).

Contrairement aux Parisiens, les Héraultais ont épargné les nerfs de leurs supporteurs, en inscrivant trois buts, signés Karim Aït-Fana (51e), Souleymane Camara (83e) et Olivier Giroud sur penalty (91e).

Aussi large soit-il, le score ne suffit pas à rendre compte de la domination montpelliéraine, tant les occasions ont été nombreuses pour la jeune garde héraultaise.

Montpellier totalise 57 points, contre 58 pour Paris.

Alors que le PSG et Dijon se dirigeaient tout droit vers un match nul 1-1, Kevin Gameiro, exilé sur le banc depuis la prise de contrôle de Carlo Ancelotti, a débloqué la situation au terme d'une contre-attaque menée tambour battant par Jérémy Ménez (90+1).

Le but sur corner de Steven Paulle à la 76e avait jusque là réussi à faire douter les Parisiens.

Destinataire habituel des centres, Guillaume Hoarau s'était mué en passeur à la 49e minute de jeu, pour offrir l'ouverture du score au défenseur Siaka Tiéné, quelques minutes après le retour des vestiaires.

A trois mois de l'Euro en Ukraine et en Pologne, le géant réunionnais continue à soigner ses statistiques personnelles, avec un bilan de quatre buts et une passe décisive lors de ses quatre dernières sorties avec le PSG.

Comme un symbole de sa réussite actuelle, le joueur est parvenu à se redresser en un éclair après avoir glissé à l'entrée de la surface de réparation, pour adresser la balle au buteur.

"BEAUCOUP DE COURAGE"

Cette victoire, arrachée sur le fil alors que les Parisiens luttaient à dix contre onze depuis l'exclusion de Mohamed Sissoko à la 40e minute, a de quoi gonfler le capital confiance du leader à l'approche de la dernière ligne droite.

"Ça prouve qu'on est solidaire, qu'il n'y a pas que des individualités, mais une équipe", s'est félicité Jérémy Ménez en conférence de presse.

"Nous avons gagné un match difficile, après le carton rouge de Sissoko, c'était difficile. (...) Mentalement, l'équipe a fait un gros travail", a ajouté comme en écho Carlo Ancelotti, le technicien parisien.

Le résultat sonne en revanche comme une mauvaise nouvelle pour Dijon, qui finit la 27e journée à la 18e place, sous la menace de la relégation.

"C'est vraiment cruel parce qu'on ne méritait pas cette défaite, (mais) on est tombé face à un beau leader, qui a su faire preuve de beaucoup de courage", a commenté Patrice Carteron, l'entraîneur dijonnais.

Au-delà du retour sous les lumières de Gameiro et de Tiéné, éclipsés par les nouvelles stars parisiennes, le match signait le retour des bannis, puisque Peguy Luyindula a fait son apparition sur le banc de touche pour la première fois depuis plusieurs mois.

Avec désormais onze points d'avance sur Lille, battu samedi à Lyon (2-1), à onze journées de la fin, le PSG se rapproche de plus en plus de la Ligue des champions la saison prochaine.

En dépit de son faux pas dans son enceinte de la Route de Lorient face à Auxerre (1-1), Rennes peut toujours se rêver un destin européen la saison prochaine. A la cinquième place, les Bretons accusent un retard de trois longueurs sur Lille.

Lanterne rouge au coup d'envoi, Auxerre a ouvert le score dès la dixième minute, par l'intermédiaire de Dennis Oliech, avant l'égalisation de Yacine Brahimi en deuxième période (66e).

Au 19e rang avec 24 points, Auxerre accompagne Sochaux et Dijon dans la zone de relégation.

Simon Carraud, édité par Marine Pennetier

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