Ligue 1: le PSG, attention à la marche

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par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Toujours sans Zlatan Ibrahimovic, suspendu, sans victoire depuis deux matches, le Paris Saint-Germain, talonné par une poignée de poursuivants, voit de surcroît débarquer samedi au Parc des Princes l'équipe en forme du moment : Rennes.

Le PSG, annoncé champion avant même le début de la saison, est, certes, leader mais devance Rennes, le neuvième, de quatre points seulement et doit sa place au match en retard des Marseillais, deuxièmes à la différence de buts.

Paris, qui avait débuté la saison très fort, connaît donc une baisse de régime si l'on fait abstraction de son parcours en Ligue des champions et de sa probante victoire 4-0 sur le Dinamo Zagreb, la semaine dernière.

Défait 2-1 à domicile par Saint-Etienne puis contraint au nul 1-1 à Montpellier, le PSG ne s'inquiète pas outre mesure.

"Face à Saint-Etienne, on n'a pas bien joué et notre prestation explique ce faux pas. A Montpellier, c'est différent. L'épisode avec (Mamadou) Sakho (expulsé) nous a désavantagés, mais même à 10 contre 11, on a été plutôt bons, face à une belle équipe de Montpellier", a justifié Alex jeudi devant les médias.

"C'est une bonne expérience pour nous, pour bien intégrer que la concentration est indispensable à chaque instant à ce niveau", a ajouté le défenseur brésilien.

La concentration sera d'autant plus nécessaire que Rennes a remporté cinq de ses six derniers matches de L1.

Montpellier, de son côté, n'a plus rien de la joyeuse équipe trouble-fête qui, l'an passé, avait remporté un inattendu titre de champion de France au nez et à la barbe des grosses écuries.

Le club de l'Hérault, passé au travers de la Ligue des champions où il ne peut plus rêver de franchir la phase de poule, ne pointe qu'au 14e rang avant son déplacement à Valenciennes, cinquième avec 21 points.

"SUPERSTITIEUX"

"Entre les garçons touchés et les quatre qui étaient partis en sélection, on s'est retrouvé à 14 joueurs de champ pour travailler toute la semaine, mais c'est du travail intéressant. Pour préparer un match, il vaut quand même mieux avoir tout son monde", a dit l'entraîneur, René Girard, qui souhaite que le nul obtenu face au PSG mette du baume au coeur de l'équipe.

"A Valenciennes, ils ont du beau monde et en plus ils sont en chauffe, donc il faudra aller là-bas très costaud. Le seul match où ils n'ont pas marqué, c'était contre Bordeaux, qui avait sorti le mur de Berlin. On voit que c'est une équipe qui est bien, qui a du plaisir à jouer", a ajouté le technicien.

Marseille, deuxième à égalité de points avec un match de retard contre Lyon programmé le 28 novembre, va justement devoir aller se frotter à la défense de Bordeaux, où les joueurs de l'OM ne se sont plus imposés depuis 35 ans.

"Quand j'étais à Bordeaux, je ne savais même pas que cela faisait aussi longtemps que l'OM n'avait pas gagné là-bas", a dit Souleymane Diawara, de retour sur le terrain après sept mois d'absence, sur le site du club.

"Je ne suis pas certain que l'effectif bordelais soit au courant de cette statistique. Cela a plus d'importance à Marseille. Ici, les gens sont plus superstitieux. Il va falloir mettre fin à cette série et j'espère que ce sera dimanche."

Lyon complète le podium à l'orée de la 13e journée dont le match d'ouverture oppose vendredi Lorient, 11e, à Lille, septième, deux équipes séparées par cinq points.

L'OL recevra Reims dimanche pour conserver cette troisième place devant le rival, Saint-Etienne, qui se déplace samedi à Evian TG, 17e à égalité de points avec le premier relégable, Sochaux.

Dans le match aux allures de couperet du bas du tableau, Nancy, la lanterne rouge, se déplace à Troyes, avant-dernier du championnat avec trois points de plus que les Lorrains.

Avec Claude Canellas à Bordeaux et Dimitri Moulins à Montpellier, édité par Julien Prétot

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