Ligue 1: le championnat à la tête à Paris

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LE CLASSEMENT DE LA LIGUE 1 AVANT LA 18E JOURNÉE
LE CLASSEMENT DE LA LIGUE 1 AVANT LA 18E JOURNÉE

PARIS (Reuters) - Le championnat de Ligue 1 pourrait basculer dimanche à l'issue du choc au Parc des Princes entre le Paris Saint-Germain -sorti de son automne grisâtre avec brio- et l'Olympique lyonnais, leader en danger.

La 17e journée disputée en milieu de semaine a vu le PSG revenir à trois points de celui qui, semaine après semaine, s'impose comme son principal rival pour le titre. Un succès enverra les Parisiens en tête du classement.

Après un passage à vide ponctué de trois défaites en cinq rencontres de championnat, Paris a trouvé de l'équilibre et de l'allant dans un changement de système qui semble avoir fait le plus grand bien à Javier Pastore, notamment.

L'Argentin fantomatique n'est plus, en tout cas depuis trois matches, et incarne le réveil d'un club qui sera difficile à arrêter s'il continue à ce rythme.

Invincible le PSG? "Non, non, il ne faut pas non plus exagérer", a dit l'attaquant Jérémy Ménez jeudi à la presse.

"Mais quand tout le monde réunit ses forces, on sait qu'on va être une équipe très dure à battre", prévient-il.

Le match de gala qui l'oppose dimanche à Lyon pourrait en tout cas permettre au PSG de s'imposer comme l'ogre que tout le monde attend ou annonce depuis des mois, mais qu'il n'arrive pas à devenir, faute de constance.

"Ce sera l'occasion pour nous de montrer que l'on revient bien en haut de tableau. Etre champion d'automne marquerait les esprits, serait synonyme d'une belle force de caractère", juge l'international français.

PAS FAVORIS

Lyon a, lui, été ralenti dans sa course au sommet par Nancy mercredi à domicile (1-1), mais a voulu retenir l'oubli d'un pénalty davantage qu'une prestation terne.

L'OL était privé pour ce match de ses meneurs de jeu Clément Grenier et Yoann Gourcuff, blessés et qui feront leur retour en 2013. Maxime Gonalons, suspendu face aux Lorrains, sera de retour à Paris mais l'OL est encore décimé.

Jimmy Briand est toujours absent, Alexandre Lacazette est sorti face à Nancy, touché aux ischio-jambiers et Anthony Réveillère est incertain puisqu'il souffre du même problème.

Comment, alors, aborder le match de dimanche?

"Nous ne serons clairement pas les favoris", a prévenu l'entraîneur, Rémi Garde, vendredi en conférence de presse.

"Il faut donner le maximum car c'est un match extraordinaire à jouer. Nous sommes à la place où nous rêvions d'être depuis longtemps", a-t-il ajouté, sans toutefois penser que Lyon puisse conserver son accessit jusqu'en mai.

LE CHAMPION, ON LE CONNAÎT...

"C'est un match important, comme celui de Saint-Etienne (gagné 1-0 dimanche-NDLR). Mais il ne faudra pas tirer de conclusions définitives après ce match. De toutes les façons, le futur champion de France, il y a de grandes chances qu'on le connaisse déjà, même si nous faisons partie de ceux qui veulent les ennuyer le plus longtemps possible."

Avant même cette rencontre, l'Olympique de Marseille aura l'occasion de revenir à hauteur de Lyon s'il s'impose à Toulouse samedi.

Corrigé deux fois d'affilée à domicile, par les Lyonnais (4-1) puis Lorient (3-0), l'OM voyage bien: avec six victoires en neuf déplacements, il a le meilleur bilan à l'extérieur où il rebondit après chaque chute au stade Vélodrome.

"Les chiffres parlent en ce sens. On est plutôt dans la réactivité", regrette l'entraîneur, Elie Baup, qui pourra à nouveau compter sur Benoît Cheyrou, remis d'une blessure à la cuisse droite.

A Toulouse, l'OM retrouvera une équipe dont les cinq revers en sept matches de Ligue 1 ont plombé le moral et qui s'entraîne désormais à huis clos.

Il évoluera aussi sur un terrain en piteux état, comme à Bastia où Joey Barton s'est époumoné sur un "champ de labour".

Dans une première moitié de tableau très dense -deux points séparent Saint-Etienne, quatrième, de Lille, dixième-, le match de samedi entre les Verts, muets depuis plus de 400 minutes et Lorient, en net regain de forme, sera à suivre de près.

Le champion Montpellier pourrait enfin basculer dans la première moitié de tableau s'il bat Bastia, 15e, dont les esprits sont très occupés après la suspension à titre conservatoire du stade de Furiani.

Gregory Blachier, avec André Assier à Lyon, édité par Gilles Trequesser

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