Ligue 1: l'OM s'attache à panser ses plaies

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L'OM S'ATTACHE À PANSER SES PLAIES
L'OM S'ATTACHE À PANSER SES PLAIES

par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE (Reuters) - La trêve internationale a permis à Marseille de panser la double déchirure d'une défaite à Dortmund (3-0) en Ligue des champions et d'une autre à domicile face au Paris Saint-Germain (2-1) mais l'OM doit rebondir vendredi à Nice pour éviter une crise qui ne dit pas encore son nom.

Le court mais périlleux déplacement à l'Allianz Riviera est lourd d'enjeux pour le club et son entraîneur, Elie Baup, à quatre jours d'un nouveau rendez-vous européen face à Naples.

"Paris surtout reste une défaite difficile à accepter et à digérer. Une victoire à Nice nous permettrait de rester au plus près des leaders", a affirmé mercredi le défenseur Lucas Mendes lors d'une conférence de presse.

Quatrième du classement à quatre points du duo de tête formé par Monaco et le PSG, Marseille peut tenir un poursuivant direct à distance - Nice est à trois longueurs - mais il devra pour cela répondre à l'impact d'une équipe invaincue chez elle.

"Il faut toujours jouer avec la tête, mais il faut aussi entrer à bras-le-corps dans ce match qui sera physiquement engagé", prévient Elie Baup.

La victoire du PSG au stade Vélodrome n'a pas seulement été une mauvaise opération comptable pour l'OM.

La fade prestation des leurs en seconde période a déplu aux supporters de l'OM, au point de faire peser une pression plus lourde sur les épaules d'Elie Baup dont le manque d'audace, réel ou supposé, les agace.

"JE COMPRENDS QUE PARIS MARQUE BEAUCOUP"

"Cela fait partie du métier d'entraîneur. On sait que c'est un métier complexe et difficile qui tient surtout aux résultats", reconnaît Baup en rappelant que "deux de (ses) collègues ont déjà été éjectés" depuis le début de saison.

Eric Hély et Daniel Sanchez ont été limogés par les deux derniers du championnat, Sochaux et Valenciennes. L'OM n'en est pas là.

"L'atmosphère dans le vestiaire n'a pas changé. Elle est identique à celle du début de saison. Je comprends que ce match contre Paris marque beaucoup les esprits mais il faut se préparer pour la suite. On le sait, ce sera toujours comme ça", poursuit Elie Baup.

Faisant fi des critiques, l'entraîneur n'entend pas déroger au schéma de jeu mis en place, avec deux milieux offensifs excentrés, un meneur et une seule pointe, même s'il concède qu'il convient d'en améliorer encore l'animation.

"On touche beaucoup de ballons sur les côtés dans les vingt derniers mètres, mais on n'a pas assez de présence à l'intérieur du jeu. Cela ne vient pas seulement de la pointe, d'autres joueurs doivent aussi beaucoup plus rentrer dans la surface adverse", juge-t-il.

Pour ce faire, il entend s'appuyer sur André-Pierre Gignac, qui a les "meilleures statistiques et le plus d'efficacité" et doit permettre à l'OM de se montrer plus réaliste devant le but. En son absence sur blessure, Jordan Ayew n'a pas convaincu.

Le match de Nice sera aussi un marqueur intéressant avant la rencontre de Ligue des champions mardi face au Napoli.

Après deux défaites contre Arsenal et à Dortmund, la victoire sera là aussi impérative pour conserver un espoir même infime de ne pas quitter l'Europe dès l'hiver. Et aussi pour faire retomber la pression d'un cran au stade Vélodrome.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Grégory Blachier

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