Ligue 1: l'OM doit gagner à Ajaccio pour espérer

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MARSEILLE DOIT GAGNER À AJACCIO
MARSEILLE DOIT GAGNER À AJACCIO

par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE (Reuters) - L'Olympique de Marseille n'a d'autre choix que de mettre fin à sa série de cinq matches sans victoire en Ligue 1, vendredi à Ajaccio, s'il veut continuer à caresser le rêve d'une qualification pour la prochaine Ligue des champions.

Dernier après six journées, l'OM s'est ensuite redressé de façon spectaculaire pour revenir à deux points du podium au soir de la 21e journée.

Mais les deux maigres points récoltés lors des cinq derniers matches - deux nuls puis trois défaites - ont renvoyé les hommes de Didier Deschamps à une huitième place peu conforme à leurs ambitions.

"Il n'y a jamais de match de la dernière chance, même s'il faut faire en sorte de prendre des points par rapport à nos derniers résultats", a relevé l'entraîneur marseillais à la veille du déplacement chez le promu corse.

"Il est important de reprendre goût à la victoire, ce qui serait aussi l'idéal pour améliorer notre classement."

Après leurs deux nuls contre Lyon et à Valenciennes, alors qu'ils menaient à chaque fois au score, et trois défaites à Brest, face à Toulouse et à Evian mardi, les Marseillais comptent huit longueurs de retard sur le podium.

Si les deux premières places semblent hors de portée au regard des écarts de 16 et 15 points qui le sépare du leader, le Paris Saint-Germain, et du deuxième, Montpellier, l'OM n'a pas renoncé à la troisième place qui offre un billet pour le tour préliminaire de la Ligue des champions.

"On a toujours des objectifs à atteindre, même s'il y en a un où l'on est mal placé", concède Didier Deschamps.

Marseille reste en effet le seul club français engagé sur quatre tableaux - championnat, Coupe de France, Coupe de la Ligue et Ligue des champions.

La répétition des matches est usante pour un effectif qui n'est pas pléthorique et ne peut compenser la méforme de certains cadres ou les blessures de ses meilleurs éléments.

"C'est une période difficile, mais il nous reste cette excitation de jouer des choses importantes dans les deux mois de compétition restants", dit le technicien marseillais.

L'INTER EN TÊTE

Alors que se profile mardi son match retour des huitièmes de finale de la Ligue des champions sur la pelouse de l'Inter Milan, Deschamps voit revenir de blessure son meilleur artificier, Loïc Rémy, auteur de 17 buts cette saison dont 9 en Ligue 1.

Stéphane Mbia, absent des terrains depuis le 22 janvier, et Mathieu Valbuena, touché lors de la rencontre Allemagne-France il y a huit jours, réintègrent également le groupe.

L'OM devra en revanche se passer des services d'André Ayew, forfait en raison d'une blessure à l'épaule qui ne l'a pas empêché de jouer jusqu'à lors mais risque de s'aggraver.

Pour rapporter des points d'Ajaccio, il faudra en outre mettre entre parenthèses le sommet européen de Milan.

"Ce match, ils l'ont dans la tête et je ne peux rien faire pour l'enlever. Cela ne doit pas nous empêcher de livrer une bonne performance", prévient Didier Deschamps.

"Ce n'est pas en appuyant sur le frein à main qu'on préparera mieux le match de mardi."

Après son revers dimanche au Parc des Princes (4-1), l'AC Ajaccio est aussi en quête de points précieux dans sa lutte pour le maintien.

Le club corse est retombé dans la zone de relégation et n'est précédé par le 17e, Nancy, qu'à la différence de buts, la faute à sa défense, la plus perméable de Ligue 1 avec près de deux buts encaissés en moyenne par match.

Durant la semaine, l'entraîneur Olivier Pantaloni a donc fait travailler ses hommes sur ce secteur du jeu pour trouver le remède à cette fragilité chronique.

N'ayant aucun blessé à déplorer, le technicien corse devrait aborder le match contre l'OM avec le même groupe que celui qui s'est incliné à Paris.

Avec Roger Nicoli à Ajaccio, édité par Gregory Blachier

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