Ligue 1: l'OM, dernier caillou dans la chaussure du PSG

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PARIS (Reuters) - Seul l'Olympique de Marseille est en mesure de différer ce week-end le sacre annoncé du Paris Saint-Germain, plus près que jamais d'un troisième titre de champion de France.

Une victoire des joueurs d'Elie Baup sur Bastia chez eux samedi après-midi obligera les Parisiens à repousser d'au moins une semaine les festivités officielles, même s'il ne s'agit désormais que d'un faux suspense.

A quatre journées de la fin, le PSG a neuf longueurs d'avance, mais aussi une différence de buts très nettement supérieure à celle de l'OM (+41 contre +6).

Autrement dit, si Marseille gagne au Vélodrome et que le PSG domine Valenciennes le lendemain soir au Parc des Princes, Zlatan Ibrahimovic et consorts seront virtuellement champions.

Et si l'OM fait un faux pas à domicile, les Parisiens pourront dès le lendemain réveiller le souvenir de 1994, année de leur dernier sacre, à l'époque des Rai et des Bernard Lama.

Jamais un club n'a été titré si tôt depuis le Lyon de l'âge d'or, période 2006-2007.

Marseille a donc une double motivation : contrarier le PSG et se rapprocher d'une qualification directe pour la Ligue des champions, faveur réservée aux deux premiers du championnat.

"Le sprint final est super important. Le groupe a vraiment envie d'aller au bout, on serait fou de lâcher maintenant", a dit jeudi le milieu de terrain Mathieu Valbuena lors d'une conférence de presse.

Et l'international français n'a pas hésité à dramatiser la situation : "Notre destin est entre nos mains. Chaque match est désormais une finale."

Les Marseillais, qui ont amorcé cette saison le tournant de la rigueur défensive, ne proposent pas toujours un football champagne à leurs supporters, mais ils ont quelques arguments à faire valoir, à commencer par l'étanchéité de leur défense.

CRISE DE NERFS

"On est solide. On fait des matches costauds avec la victoire au bout à chaque fois", a expliqué sur le site de l'OM cette semaine Morgan Amalfitano, après la 12e victoire de son club sur le score de 1-0, cette fois contre Lorient.

Pour le PSG, le titre viendrait à point nommé pour boucler une fin de saison nerveuse, signe de la pression qui pèse sur les joueurs depuis l'arrivée des investisseurs qataris à l'été 2011.

La fin du match contre Evian, dimanche dernier, a tourné à la bagarre générale à laquelle se sont mêlés entre autres Blaise Matuidi et le gardien Salvatore Sirigu, après un dernier quart d'heure électrique.

Contre Valenciennes, Carlo Ancelotti devra faire sans les milieux de terrain Marco Verratti et David Beckham, exclus le week-end dernier, mais également Thiago Motta, lui aussi milieu de terrain et lui aussi suspendu.

Le technicien italien sera contraint au 'bricolage' pour composer son onze de départ pour ce match important. Le plus important de la saison ?

"Bien sûr", a répondu le défenseur brésilien Alex, interrogé par le site internet du club (www.psg.fr). "Tout le monde est à 100%, car on doit réaliser un grand match dimanche. On connaît Valenciennes et on doit respecter cette équipe. Cependant, on joue à la maison et on a besoin de ces trois points".

Pendant que le PSG et l'OM entretiennent un maigre suspense, Lyon, Saint-Etienne, Lille et Nice continuent à jouer des coudes pour une place sur le podium.

L'OL, qui ira dimanche sur la pelouse d'une équipe de Nancy galvanisée par la perspective du maintien, occupe pour l'instant cette place très convoitée, avec quatre points de retard sur Marseille et deux d'avance sur les Verts.

Les Stéphanois accueilleront Bordeaux vendredi soir. Lille jouera samedi à Toulouse et Nice dimanche à Rennes. Ces deux-là partagent actuellement le même sort, avec chacun une longueur de retard sur Saint-Etienne.

Simon Carraud, édité par Olivier Guillemain et Gilles Trequesser

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