Ligue 1: l'OL et Bordeaux boutent le PSG et l'OM

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L'OL, NOUVEAU LEADER DE LA LIGUE 1
L'OL, NOUVEAU LEADER DE LA LIGUE 1

par Simon Carraud

PARIS (Reuters) - Le règne du Paris Saint-Germain en Ligue 1 a duré moins d'un mois, du 20 octobre au 18 novembre, date de son renversement par l'Olympique lyonnais, nouveau leader après sa victoire contre Reims (3-0).

Une semaine après avoir laissé filer une première fois l'occasion de prendre le pouvoir, les Lyonnais ont cette fois-ci profité du camouflet infligé par le Stade Rennais à la légion parisienne (2-1).

Le podium s'est donc trouvé chamboulé. D'autant que l'Olympique de Marseille, qui partageait jusque-là le sommet avec le PSG, est également tombé dimanche soir, en clôture de la treizième journée, sur la pelouse de Bordeaux (1-0).

OM et PSG continuent à être au coude à coude, avec 23 points chacun. A la différence près qu'ils sont maintenant aux troisième et quatrième places.

Lyon compte 25 points, Bordeaux 24. Les Girondins dont on ne donnait pas cher au soir d'une dixième journée qui les renvoyait à sept points de Paris sont passés devant.

Car le PSG s'est incliné pour la deuxième fois de suite en championnat devant son public du Parc des Princes. Et, comble de l'humiliation, les hommes de Carlo Ancelotti jouaient à onze contre neuf après l'exclusion de deux Rennais.

Le gardien Benoît Costil puis le milieu de terrain Jean II Makoun ont dû quitter la pelouse un peu plus tôt que prévu, le premier pour avoir taclé Jérémy Ménez, le second pour avoir reçu deux cartons jaunes.

Les Parisiens avaient donc l'avantage du terrain et du nombre mais ils étaient orphelins de leur attaquant vedette, Zlatan Ibrahimovic et bien vite de Jérémy Ménez, sorti sur blessure avant la 40e minute de jeu.

Le Suédois, qui a inscrit quatre buts dont un ahurissant cette semaine en équipe nationale, finissait de purger une suspension de deux matches.

CRISE

Sans lui, le plus beau but n'a pas été inscrit par un Ezequiel Lavezzi ou un Kevin Gameiro, mais par le Rennais Romain Alessandrini.

Le milieu de terrain qui jouait à Clermont en Ligue 2 il y a six mois, a décoché une demi-volée réflexe pour ouvrir le score et ses quatre buts cette saison sont déjà autant de bijoux.

Les commentateurs, toujours prompts à déceler une crise ouverte au Camp des loges au moindre faux pas du PSG, surtout au mois de novembre, traditionnellement compliqué dans la capitale, ont été devancés par Carlo Ancelotti lui-même.

"Il y a une crise, je n'ai aucun problème à dire qu'il y a une crise", a admis le technicien italien en conférence de presse sitôt le match fini. Sans pour autant afficher le moindre signe de panique, fidèle à sa placidité habituelle.

"La période est très difficile parce que nous avons perdu deux matches à la maison et ce n'est pas possible pour une équipe telle que celle que nous voulons mettre en place", a-t-il ajouté.

L'entraîneur a également répété devant les journalistes qu'il comptait changer "quelque chose". Sans qu'on sache s'il s'agit d'une promesse ou d'une menace adressée à ses joueurs.

Comme les Parisiens, les Marseillais avaient l'excuse des absences. Ni André-Pierre Gignac, ni Loïc Rémy, blessés, ni même Jordan Ayew, qui était suspendu, n'étaient là pour marquer. Ou ne serait-ce que pour inquiéter les défenseurs bordelais.

Les joueurs d'Elie Baup ont donc été réduits au rang de simples spectateurs, à l'image du gardien Steve Mandanda, scotché sur sa ligne lorsque Yoan Gouffran a surgi devant lui à la 52e minute de jeu, à la réception d'une passe de Benoît Trémoulinas.

Fin de semaine en beauté pour l'arrière gauche qui a honoré mercredi sa première sélection en Bleu contre l'Italie (2-1).

Les défections marseillaises ont donné du fil à retordre à Elie Baup, mais elles ont fait un heureux, Fabrice Apruzesse. Cet anonyme a joué quelques minutes, les premières de sa vie en Ligue 1.

La saison dernière, l'attaquant de 27 ans jouait en CFA 2, à Marseille Consolat, où les dirigeants de l'OM l'ont débauché pour encadrer les jeunes pousses de leur équipe réserve. Son entrée en jeu n'a pas suffi à faire basculer le match.

Edité par Grégory Blachier

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